fil des Affaires balkaniques

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Re: fil des Affaires balkaniques

Message par Rantanplan le Sam 25 Aoû 2007, 22:20

Quand est-ce qu'on mange à l'Officine, chez les gangsters ?

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Re: fil des Affaires balkaniques

Message par Rantanplan le Sam 25 Aoû 2007, 22:27


Quand est-ce qu'on mange à l'Officine, chez les gangsters ?

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Re: fil des Affaires balkaniques

Message par Victor le chacal le Dim 26 Aoû 2007, 00:19

Merci pour la traduction. Wink

Bav.
Nous maintiendrons - Membre revendiqué de l'OFFICINE - La doc du FL

Victor le chacal
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Re: fil des Affaires balkaniques

Message par Rantanplan le Dim 26 Aoû 2007, 08:32

Malheureusement, on ne trouve plus d'originaux en ligne.
Quand est-ce qu'on mange à l'Officine, chez les gangsters ?

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Re: fil des Affaires balkaniques

Message par Rantanplan le Mar 18 Sep 2007, 17:38

Le réquisitoire de Florence Hartmann
Maurice Lazar, Association Sarajevo, septembre 2007


Forte de sa connaissance intime du fonctionnement du TPI, doublée d'une familiarité sans égale de la politique serbe des quinze dernières années, Florence Hartmann a lancé avec son livre Paix et châtiment (Ed. Flammarion) un brûlot aussi dévastateur pour l'attitude des "grandes puissances" à l'égard de la justice internationale que pour leur politique dans les pays de l'ex-Yougoslavie, la première n'étant, en l'occurrence, comme elle le démontre, que le reflet de la seconde.

Elle traite ainsi de deux sujets étroitement liés dans son récit et son interprétation des faits.

L'un concerne les rapports entre la politique et la justice qui ne font jamais bon ménage et surtout pas dans le domaine des relations internationales où la raison d'Etat cherche en permanence à prendre le pas, le plus souvent en y parvenant.
De ce point de vue, l'histoire du TPI, de sa création à sa disparition programmée, en passant par ses échecs, mais aussi ses succès, est très instructive.
Au départ, presque personne ne croyait à l'avenir d'une institution créée en 1993 par le Conseil de Sécurité sur une idée française. Le Tribunal apparaissait à sa naissance partie comme une satisfaction donnée à l'opinion publique remuée par les images du siège de Sarajevo, partie comme un moyen de pression sur les dirigeants serbes afin qu'ils réfrènent leurs actions criminelles.
F.H. relate comment une poignée de magistrats a su habilement manoeuvrer, saisissant toutes les occasions qui se présentaient, pour que la créature, vouée au dépérissement, échappe, au moins partiellement, à ses créateurs et accède à une position qui en a fait un acteur incontournable, mais combien dérangeant, de la scène internationale.
Elle introduit le lecteur dans le faisceau des pressions internationales, transmises dans les conflits internes au Tribunal, qui n'ont cessé d'entraver les efforts de ceux des magistrats, principalement les procureurs Louise Arbour, puis Carla Del Ponte, qui ont voulu faire prévaloir une application stricte de la justice, en dehors de toute considération de convenance politique.

Le livre désigne les Etats-Unis et la Grande-Bretagne comme les deux grands tenants de la volonté de domestiquer le TPI, semblant oublier l'existence des autres acteurs internationaux présents dans le champ de l'ex-Yougoslavie, par exemple la France.

Mais cette apparente dissymétrie s'explique. Florence Hartmann définit brièvement la position de la France en écrivant:

    "Lorsque le tribunal mort-né se met à exister,elle [la France] ne parvient pas à formuler la moindre stratégie. Elle se contente de continuer d'ignorer ce nouvel acteur qui s'invite sur la scène internationale sans crier gare et sa diplomatie de le mépriser. On pourrait presque s'en réjouir si la raison en était de préserver l'indépendance de la justice internationale. Mais cette attitude est surtout le cruel reflet de l'inefficacité de la politique française depuis vingt ans".
Face à l'hostilité de principe de la Russie, et au désintérêt mêlé de méfiance de la France, le terrain était offert à l'ingérence des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne dénoncée par l'ancienne porte-parole de Carla Del Ponte. L'essentiel du livre porte sur la description et l'interprétation des interventions de ces deux puissances pour tenter d'infléchir les inculpations et les jugements du TPI dans le sens de leurs objectifs politiques dans la région, qui ont pu varier au gré des circonstances.

C'est ainsi qu'en 1995, au moment où il jouait le rôle du "faiseur de paix" à Dayton, l'inculpation de Milosevic par Louise Arbour, était jugée inopportune par les puissances internationales, alors qu'après l'intervention de l'OTAN au Kosovo, son arrestation était devenue une exigence de justice pour les Américains, en désaccord avec les Européens et notamment les Français qui avaient fait leur favori du Président ["yougoslave"] Vojislav Kostunica. L'arrestation, puis la livraison de Milosevic à La Haye, fut due à l'action du Premier Ministre Zoran Djindjic, soutenu par Carla Del Ponte et les Etats-Unis, contre la volonté du Président Kostunica [en application de l'art. 135 de la Constitution de septembre 1990, l'article même qui prouvait alors la volonté de sécession de la Serbie]. L'assassinat de Djindjic indiqua la limite de la possibilité pour un homme politique serbe d'entraîner
son pays sur la voie de la rupture franche avec son passé.

Mais autant la mise en évidence de la nature criminelle de la politique de Milosevic au Kosovo, voire en Croatie, convenait aux Américains et aux autres puissances occidentales, car elle justifiait les bombardements de l'OTAN, autant une inculpation pour "génocide" en Bosnie-Herzégovine les contrariait, surtout si elle révélait que ce génocide était prévisible et connu des forces de l'ONU et de l'OTAN au moment du massacre de Srebrenica, ce que démontre Florence Hartmann.
C'était la condamnation de toute la politique des grandes puissances en BH. Cette volonté de nier la responsabilité directe de Milosevic en Bosnie-Herzégovine, a conduit une partie du parquet du TPI sous influence, et notamment l'avocat principal chargé de l'affaire Milosevic, le Britannique Geoffrey Nice, à demander le retrait du dossier des chapitres Sarajevo et Srebrenica, ce qu'il n' a pas obtenu.

Le même enjeu explique la vivacité et la complexité du débat sur les verbatim du Conseil suprême de défense de la Yougoslavie, qui fournissent, selon Florence Hartmann, les preuves incontestables que

    "Milosevic n'était pas seulement le coauteur de la partition mortifère, du nettoyage ethnique et l'architecte de la guerre. Jusqu'au bout, il en est l'orchestrateur."
    [ouais, on n'a pas inculpé Kadijevic, Adzic ni Brovet. Or, si ces trois-là n'avaient pas trahi les devoirs de leur charge, la Yougoslavie existerait encore. Ce que cette affaire a bien montré, c'est que ce sont les plus mauvais généraux qui sont aussi les plus criminels --en Croatie Bobetko et Rojs par opposition à Tus et Spegelj.]
F.H. décrit en détail les péripéties du long combat mené par Carla Del Ponte pour arracher à Belgrade ces documents capitaux et les concessions qui ont dû être acceptées pour en permettre une utilisation limitée, ce qui allait faire perdre un temps précieux au Tribunal et avoir, par la suite, des répercussions sur le jugement par la Cour Internationale de Justice de la plainte de la BH contre la Serbie. [acquittée de l'accusation de "génocide" faute d'avoir pu prouver que Milosevic connaissait l'intention de Mladic de massacrer les habitants de Srebrenica].

La mort de Milosevic allait interdire d'exploiter d'une façon décisive les documents incomplets que l'accusation avait fini par posséder. Si le TPI comme la CIJ ont établi qu'un génocide avait été commis à Srebrenica, ces deux juridictions ont, à ce jour, refusé de constater le lien direct entre la politique de Milosevic, et donc de l'Etat serbe, et le génocide et les crimes contre l'humanité commis en Bosnie-Herzégovine. La documentation accumulée par le TPI permet au moins de ne pas douter de ce fait.

La non arrestation de Mladic et de Karadzic occupe une autre place très importante dans le livre, avec toutes les supputations sur l'existence de pactes conclus pour assurer l'impunité à ces deux criminels.
Florence Hartmann, parlant des raisons obscures de cette situation stupéfiante, se tourne encore vers Srebrenica pour donner son explication : pour les puissances responsables du désastre de la BH, la "honte de Srebrenica" rejaillirait avec force du procès des deux hommes. Elle se montre de ce fait très pessimiste sur la possibilité de les voir un jour sous les verrous.
Elle se distingue sur ce point de Carla Del Ponte, dont tout le livre dresse un portrait très élogieux. N'est-ce pas la Procureur en chef du TPI qui s'est, ces derniers temps, déclarée convaincue que les dirigeants de Belgrade avaient la volonté d'arrêter et de livrer Mladic à la justice ?
Peut-être s'est elle fait, une nouvelle fois, abuser par des promesses fantaisistes ?

C'est aux Européens qu'il appartient, en fin de compte, de contraindre Belgrade à respecter ses engagements. On verra si les dirigeants de l'UE pourront, toute honte bue, accepter d'ouvrir à la Serbie la porte de l'Europe, quoi qu'il advienne du Kosovo et avec, de surcroît, Mladic et Karadzic en liberté sur le territoire de la Serbie ou de la RS.
[et l'affaire Gotovina ?]
Quand est-ce qu'on mange à l'Officine, chez les gangsters ?


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Re: fil des Affaires balkaniques

Message par Rantanplan le Mer 19 Sep 2007, 01:15

Quand est-ce qu'on mange à l'Officine, chez les gangsters ?

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Re: fil des Affaires balkaniques

Message par Rantanplan le Jeu 20 Sep 2007, 23:33

Quand est-ce qu'on mange à l'Officine, chez les gangsters ?

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Re: fil des Affaires balkaniques

Message par Skanderbeg le Mer 26 Sep 2007, 20:30

Estimé Rantanplan,

Pourriez-vous nous expliquer le lien entre vos (excellents) phylactères et les affaires balkaniques ?

Rapport avec la choucroute moi pas comprendre.

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Re: fil des Affaires balkaniques

Message par Rantanplan le Mer 26 Sep 2007, 21:01

Pourriez-vous nous expliquer le lien entre vos (excellents) phylactères et les affaires balkaniques ?

Quand ça n'est pas traduit, ça se voit tout de suite.



Quand est-ce qu'on mange à l'Officine, chez les gangsters ?

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Re: fil des Affaires balkaniques

Message par Rantanplan le Lun 08 Oct 2007, 22:58

Quand est-ce qu'on mange à l'Officine, chez les gangsters ?

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Re: fil des Affaires balkaniques

Message par Rantanplan le Sam 20 Oct 2007, 14:35

Tiens, voilà sur sur YouTube un groupe serbe qui chante à la manière irlandaise

applaud applaudapplaudapplaudapplaud applaud applaudapplaudapplaudapplaud applaudapplaud applaudapplaudapplaud applaudapplaud applaud



Pour en écouter plus, voici leur site :



et voici les paroles

applaud applaudapplaudapplaud

N'oublions pas que l'antique Singindunum avait été fondée par les Scordisques, peuple celto-thrace.
Quand est-ce qu'on mange à l'Officine, chez les gangsters ?


Dernière édition par le Sam 20 Oct 2007, 22:40, édité 1 fois

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Re: fil des Affaires balkaniques

Message par Rantanplan le Sam 20 Oct 2007, 15:50

J'aime bien aussi celui-là :



Bajaga a écrit:Moji Su Drugovi
Bajaga


Moji su drugovi biseri rasuti po celom svetu
I ja sam selica pa ih ponekad sretnem u letu
Da l' je to sudbina, il' ko zna šta li je
kad god se sretnemo, uvek se zalije
uvek se završi, s nekom od naših pesama

Moji su drugovi žestoki momci velikog srca
i kad se pije i kad se ljubi i kad se puca
gore, od Aljaske do Australije
kad god se sretnemo, uvek se zalije,
uvek se završi s nekom od naših pesama

Ref:
    Da smo živi i zdravi još godina sto
    da je pesme i vina i da nas čuva Bog
    da su najbolje žene uvek pored nas,
    jer ovaj život je kratak i prožuri za čas (X 2)
Za moje drugove ja molim vetrove za puna jedra
puteve sigurne, a noći zvezdane i jutra vedra
da l' je to sudbina il' ko zna šta li je
kad god se sretnemo uvek se zalije
uvek se završi, s nekom od naših pesama

Ref.:
    Da smo živi i zdravi još godina sto
    da je pesme i vina i da nas čuva Bog
    da su najbolje žene uvek pored nas,
    jer ovaj život je kratak i prožuri za čas (X 2)

    Mes copains à moi
    Bajaga


    Mes copains à moi sont comme des perles dispersées partout dans le monde
    Et moi je suis l'oiseau migrateur, et je les rencontre au vol, de temps en temps
    Est-ce donc le destin, ou qui sait qu'est-ce que c'est donc,
    chaque fois qu'on se rencontre, toujours ça s'arrose
    toujours ça se termine par l'une de nos chansons.

    Mes copains à moi sont des gars costauds au grand coeur
    Et quand on boit, et quand on aime, et quand on se bat
    De là-haut en Alaska, jusqu'en Australie
    Chaque fois que nous nous rencontrons, toujours ça s'arrose
    Toujours ça se termine avec l'une de nos chansons.

    Ref:
      Que nous restions vivants et en bonne santé encore une centaine d'années
      Qu'il y ait des chansons et du vin, et que Dieu nous garde
      Que les femmes les plus belles soient toujours auprès de nous,
      Car cette vie-ci est courte, et file en un instant (X 2)

    A mes copains à moi je prie pour des vents qui gonflent leurs voiles
    Pour des chemins sûrs, et des nuits étoilées, et des matins clairs
    Est-ce donc le destin, ou qui sait qu'est-ce que c'est donc,
    chaque fois qu'on se rencontre, toujours ça s'arrose
    toujours ça se termine par l'une de nos chansons.

    Ref.:
      Que nous restions vivants et en bonne santé encore une centaine d'années
      Qu'il y ait des chansons et du vin, et que Dieu nous garde
      Que les femmes les plus belles soient toujours auprès de nous,
      Car cette vie-ci est courte, et file en un instant (X 2)

Quand est-ce qu'on mange à l'Officine, chez les gangsters ?


Dernière édition par le Sam 20 Oct 2007, 22:29, édité 9 fois

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Re: fil des Affaires balkaniques

Message par Skanderbeg le Sam 20 Oct 2007, 16:53

Rantanplan a écrit:J'aime bien aussi celui-là :

Moji su drugovi biseri rasuti po celom svetu
I ja sam selica pa ih ponekad sretnem u letu
Da l' je to sudbina, il' ko zna šta li je
kad god se sretnemo, uvek se zalije
uvek se završi, s nekom od naših pesama

Moji su drugovi žestoki momci velikog srca
i kad se pije i kad se ljubi i kad se puca
gore, od Aljaske do Australije
kad god se sretnemo, uvek se zalije
uvek se završi, s nekom od naših pesama


Je me demande s'il n'y a pas une faute d'accord au 2e vers du 2e couplet.
Effet de style peut-être ?

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Re: fil des Affaires balkaniques

Message par Mac Carthy le Sam 20 Oct 2007, 17:14

Skanderbeg a écrit:
Rantanplan a écrit:J'aime bien aussi celui-là :

Moji su drugovi biseri rasuti po celom svetu
I ja sam selica pa ih ponekad sretnem u letu
Da l' je to sudbina, il' ko zna šta li je
kad god se sretnemo, uvek se zalije
uvek se završi, s nekom od naših pesama

Moji su drugovi žestoki momci velikog srca
i kad se pije i kad se ljubi i kad se puca
gore, od Aljaske do Australije
kad god se sretnemo, uvek se zalije
uvek se završi, s nekom od naših pesama


Je me demande s'il n'y a pas une faute d'accord au 2e vers du 2e couplet.
Effet de style peut-être ?


Ah, vous croyez ? Je ne m'étais aperçu de rien... lol!

Plaisanteries mises de côté, le groupe "celtique" serbe m'a bien plu.
"Ne demandez pas au gouvernement de résoudre votre problème, car votre problème c'est le gouvernement."
Ronald REAGAN

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Re: fil des Affaires balkaniques

Message par IPfix le Sam 20 Oct 2007, 17:43

Je crois surtout qu'afficher des textes en langue étrangère sans traduction ne sert à rien. J'ai l'impression que certains sont longs de la comprenette. C'est difficile à piger?
PS : tu me dis si tu ne veux pas que je te tutoie.

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