LE de JGM avec Christophe Mounicq du 01/06/2007
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Re: LE de JGM avec Christophe Mounicq du 01/06/2007
Les discussions sur la balance des paiements sont pour les économistes l'occasion de rappeler que celle-ci n'a de sens que pour le monopoleur d'une politique monétaire monopoliste, et que les variations de la balance commerciale ont toujours une contrepartie dans les flux de capitaux.
C'est pourquoi on aimerait que Georges Lane développe davantage l'analyse des effets du monopole monétaire sur la possibilité d'ajuster les offres et les demandes sur les marchés, ainsi que de ceux du pillage et de l'irresponsabilité institutionnels sur l'endettement et les investissements.
C'est pourquoi on aimerait que Georges Lane développe davantage l'analyse des effets du monopole monétaire sur la possibilité d'ajuster les offres et les demandes sur les marchés, ainsi que de ceux du pillage et de l'irresponsabilité institutionnels sur l'endettement et les investissements.
Quand est-ce qu'on mange à l'Officine, chez les gangsters ?
Re: LE de JGM avec Christophe Mounicq du 01/06/2007
Rantanplan a écrit :
Très cher Rantanplan, je ne saurais trop renvoyer chacun à ce que Jacques Rueff a écrit sur le sujet jusqu'à sa mort en 1978.
Quelques lignes ne suffisent pas.
Les réponses à votre question s'y trouvent.
Certaines d'entre elles auraient seulement besoin d'être mises à jour étant données les étapes de la connaissance financière franchies depuis la décennie 1970.
A un moment où Rueff semble revenir en odeur de sainteté dans le "politiquement correct", à un moment où le nouveau Président de la République décide de constituer une Commission sur le modèle de celle qu'avait conçu Rueff en 1959 pour dénoncer les "obstacles à l'expansion économique", à un moment où le nouveau Premier Ministre nomme comme président de cette Commission, non pas le Président de la Cour des comptes, antérieurement pressenti , mais "Piqueur de la Mirandole" – copyright Le Canard Enchaîné du 12 janvier 1983 -, l'anti Rueff par excellence, l'un des scribes de l'absurdité intitulée L'anti économique, 1ère éd. 1974, je ne saurais trop conseiller de lire les Œuvres complètes de Jacques Rueff, expression inachevée de la philosophie qui l'a animé toute sa vie.
Suivant en cela Jacques Rueff, dans L'Ordre Social, tome IV des Œuvres complètes de Jacques Rueff, Plon, Paris, 1981, Chapitre XXIII intitulé "Les échanges internationaux" et, en particulier, le paragraphe de conclusion du chapitre intitulé "l'inanité de toute distinction entre commerce intérieur et commerce international", je dirai seulement que dans une économie de liberté, il n'y a pas de distinction à faire entre échange intérieur ou échange extérieur.
Ceux qui agitent une prétendue différence dans ces échanges ont pour but de conférer aux hommes de l'Etat la capacité juridique de mener une politique protectionniste puisque, selon les premiers nommés, les actions des hommes de l'Etat seraient la solution (cf. Vilfredo Pareto à propos de "l'Arche du protectionnisme" dans les Oeuvres complètes de Vilfredo Pareto, Droz, Genève, 1964 : l'arche du protectionnisme, c'est la balance des paiements.
Dans une économie de liberté, il n'y a pas de distinction non plus à faire entre échange de choses non financières et échange de choses financières. On échange toujours des droits de propriété.
A ce propos, Rueff n'a jamais eu de mots assez durs pour regretter que la Commission dont il avait partagé la présidence avec le Président de la SNCF en exercice, Louis Armand, n'ait pas eu dans son champ d'investigation le marché de la monnaie et le marché du crédit où il considérait que se trouvaient les obstacles fondamentaux à l'expansion économique ! Il l'avait demandé expressement, cela lui avait été refusé !
Le déficit commercial n'est donc pas un problème économique, mais le résultat d'une mesure de grandeurs économiques. Le déficit commercial récurrent n'est pas non plus un problème économique, mais la qualification d'une mesure de grandeurs mettant l'accent sur la "succession"... Le prétendu problème du déficit commercial ne saurait donc être important car il n'existe pas.
Ce qui existe et est à dénoncer est primo le parallèle qui est fait par certains entre déficit du budget de l'Etat et déficit commercial et qui les conduit à parler de "déficits jumeaux". Le parallèle est une grande absurdité.
Existe secundo un seul problème : celui du déficit récurrent du budget de l'Etat dont l'existence dépend en définitive de la "bonne volonté" du marché financier et de la couardise des hommes de l'Etat qui n'osent pas avoir une fiscalité et des dépenses publiques à la même hauteur. Rueff ne parlait pas de la couardise, mais du mensonge : "soyez libéraux, soyez dirigistes, mais ne soyez pas menteurs" aimait-il à répéter.
En créant des faux droits, le déficit budgétaire récurrent est mensonge.
Mais si le marché financier venait à ne plus vouloir
... ou si les citoyens venaient à comprendre enfin qu'ils ont tout à perdre de la couardise de leurs élus
…, tout serait imaginable…

C'est pourquoi on aimerait que G.L. développe davantage l'analyse des effets du monopole monétaire sur la possibilité d'ajuster les offres et les demandes sur les marchés, ainsi que de ceux du pillage et de l'irresponsabilité institutionnels sur l'endettement et les investissements.
Très cher Rantanplan, je ne saurais trop renvoyer chacun à ce que Jacques Rueff a écrit sur le sujet jusqu'à sa mort en 1978.
Quelques lignes ne suffisent pas. Les réponses à votre question s'y trouvent.
Certaines d'entre elles auraient seulement besoin d'être mises à jour étant données les étapes de la connaissance financière franchies depuis la décennie 1970.
A un moment où Rueff semble revenir en odeur de sainteté dans le "politiquement correct", à un moment où le nouveau Président de la République décide de constituer une Commission sur le modèle de celle qu'avait conçu Rueff en 1959 pour dénoncer les "obstacles à l'expansion économique", à un moment où le nouveau Premier Ministre nomme comme président de cette Commission, non pas le Président de la Cour des comptes, antérieurement pressenti , mais "Piqueur de la Mirandole" – copyright Le Canard Enchaîné du 12 janvier 1983 -, l'anti Rueff par excellence, l'un des scribes de l'absurdité intitulée L'anti économique, 1ère éd. 1974, je ne saurais trop conseiller de lire les Œuvres complètes de Jacques Rueff, expression inachevée de la philosophie qui l'a animé toute sa vie.
Suivant en cela Jacques Rueff, dans L'Ordre Social, tome IV des Œuvres complètes de Jacques Rueff, Plon, Paris, 1981, Chapitre XXIII intitulé "Les échanges internationaux" et, en particulier, le paragraphe de conclusion du chapitre intitulé "l'inanité de toute distinction entre commerce intérieur et commerce international", je dirai seulement que dans une économie de liberté, il n'y a pas de distinction à faire entre échange intérieur ou échange extérieur.
Ceux qui agitent une prétendue différence dans ces échanges ont pour but de conférer aux hommes de l'Etat la capacité juridique de mener une politique protectionniste puisque, selon les premiers nommés, les actions des hommes de l'Etat seraient la solution (cf. Vilfredo Pareto à propos de "l'Arche du protectionnisme" dans les Oeuvres complètes de Vilfredo Pareto, Droz, Genève, 1964 : l'arche du protectionnisme, c'est la balance des paiements.
Dans une économie de liberté, il n'y a pas de distinction non plus à faire entre échange de choses non financières et échange de choses financières. On échange toujours des droits de propriété.
A ce propos, Rueff n'a jamais eu de mots assez durs pour regretter que la Commission dont il avait partagé la présidence avec le Président de la SNCF en exercice, Louis Armand, n'ait pas eu dans son champ d'investigation le marché de la monnaie et le marché du crédit où il considérait que se trouvaient les obstacles fondamentaux à l'expansion économique ! Il l'avait demandé expressement, cela lui avait été refusé !
Le déficit commercial n'est donc pas un problème économique, mais le résultat d'une mesure de grandeurs économiques. Le déficit commercial récurrent n'est pas non plus un problème économique, mais la qualification d'une mesure de grandeurs mettant l'accent sur la "succession"... Le prétendu problème du déficit commercial ne saurait donc être important car il n'existe pas.
Ce qui existe et est à dénoncer est primo le parallèle qui est fait par certains entre déficit du budget de l'Etat et déficit commercial et qui les conduit à parler de "déficits jumeaux". Le parallèle est une grande absurdité.
Existe secundo un seul problème : celui du déficit récurrent du budget de l'Etat dont l'existence dépend en définitive de la "bonne volonté" du marché financier et de la couardise des hommes de l'Etat qui n'osent pas avoir une fiscalité et des dépenses publiques à la même hauteur. Rueff ne parlait pas de la couardise, mais du mensonge : "soyez libéraux, soyez dirigistes, mais ne soyez pas menteurs" aimait-il à répéter.
En créant des faux droits, le déficit budgétaire récurrent est mensonge. Mais si le marché financier venait à ne plus vouloir
... ou si les citoyens venaient à comprendre enfin qu'ils ont tout à perdre de la couardise de leurs élus
…, tout serait imaginable… 
Re: LE de JGM avec Christophe Mounicq du 01/06/2007
Passé un certain âge on ne peut pas être socialiste si on n'est pas menteur.
Quand est-ce qu'on mange à l'Officine, chez les gangsters ?
Re: LE de JGM avec Christophe Mounicq du 01/06/2007
Une coïncidence m'amène à compléter ma précédente réponse. Le complément est à mettre en relation avec ce que Rantanplan a écrit, à savoir :
Je mettrais ce que je vais écrire à la lumière de deux citations :
Dans le BULLETIN DE LA BANQUE DE FRANCE – N° 55 – JUILLET 1998, la Banque de France reconnaît que :
En d'autres termes, rien ne justifie désormais que la Banque de France continue à gaspiller des ressources à faire fonctionner une direction de la balance des paiements, chargée d'élaborer icelle.
Mais la Banque de France ajoute quelques lignes plus loin :
Quelles sont les raisons données par les auteurs de l'étude, à savoir Jacques Pécha et François Renard de la Direction de la Balance des paiements.
Trois grandes raisons :
- la politique économique
- la nécessité d'établir des comptes nationaux et
- le désir de chacun de rester une nation.
Conclusions de l'étude, entre autres :
La Banque de France, hier monopole au coût prohibitif, aurait du disparaître du fait de la
création de l'euro.
Non seulement, elle n'a pas disparu, mais encore, elle maintient ses services, mêmes les plus inutiles comme la direction de la balance des paiements.
Et étant donnés les mots de conclusion cités, elle laisse entendre
qu'il faudrait peut-être renforcer la direction en question !
Relisez les citations liminaires de Hayek et de Pareto, la Banque de France est un exemple vivant de l'imposture qu'elles schématisent.

Les discussions sur la balance des paiements sont pour les économistes l'occasion de rappeler que celle-ci n'a de sens que pour le monopoleur d'une politique monétaire monopoliste,
Je mettrais ce que je vais écrire à la lumière de deux citations :
et"Mais il y aura toujours des monopoles inévitables, dont le caractère transitoire et temporaire ne se transformera en caractère permanent que sous l'effet de l'intervention des gouvernements" (Friedrich von Hayek dans Constitution de la liberté, 1959, 1994, p.266)
"Souvent, les institutions qui survivent, au lieu d'alléger leur joug, le rendent de plus en plus pesant à mesure qu'elles deviennent plus inutiles" (Vilfredo Pareto dans sonCours d'économie politique, 1896/97, §637)
Dans le BULLETIN DE LA BANQUE DE FRANCE – N° 55 – JUILLET 1998, la Banque de France reconnaît que :
"La création de l’Union monétaire européenne (UME) au 1er janvier 1999 et la mise en place du Système européen de banques centrales (SEBC) suscitent parfois des interrogations sur la pérennisation des balances des paiements complètes pour chaque État membre de l’Union monétaire."
En d'autres termes, rien ne justifie désormais que la Banque de France continue à gaspiller des ressources à faire fonctionner une direction de la balance des paiements, chargée d'élaborer icelle.
Mais la Banque de France ajoute quelques lignes plus loin :
"L’étude traite, dans une première partie, des raisons qui militent en faveur du maintien de balances des paiements nationales complètes. La deuxième partie porte sur le contenu de la future balance des paiements de l’Union monétaire européenne. Puis est examinée l’adaptation des sources et méthodes utilisées pour la confection des balances nationales dans le nouveau contexte créé par la mise en place de l’euro."
Quelles sont les raisons données par les auteurs de l'étude, à savoir Jacques Pécha et François Renard de la Direction de la Balance des paiements.
Trois grandes raisons :
- la politique économique
- la nécessité d'établir des comptes nationaux et
- le désir de chacun de rester une nation.
Conclusions de l'étude, entre autres :
"Les balances des paiements nationales resteront indispensables pour éclairer la conduite de la politique économique qui demeurera de la responsabilité des États membres au sein de l’UEM ; elles viseront, comme aujourd’hui, à appréhender les flux de transactions courantes et d’investissements directs, canaux par lesquels s’effectue une part de plus en plus importante du processus d’intégration européenne.
À l’inverse, une fois fixée la valeur de l’euro par rapport aux devises des pays participants, à fin 1998, seule la balance des paiements de l’Union monétaire (et non les balances nationales) jouera un rôle pour la conduite de la politique monétaire de la zone euro, dont les objectifs seront fixés par le Système européen de banques centrales.
Cela ne voudra pas dire, comme on vient de le démontrer, que les balances des paiements nationales ne seront pas nécessaires pour les besoins des gouvernements, des agents économiques et des organismes internationaux (au nombre desquels le FMI et l’OMC, mais aussi la Cnuced et l’OCDE pour les investissements directs).
L’harmonisation entre pays européens des balances des paiements, pour satisfaire les besoins nationaux et européens, est un impératif absolu.
Ce processus, déjà largement engagé, devra prendre en compte la nécessaire adaptation de certaines sources au contexte nouveau créé par l’achèvement du marché intérieur et la mise en place de l’euro.
Cette adaptation ne pourra se faire sans une mise en commun des forces entre les différents partenaires économiques concernés au sein de la zone euro : la Banque centrale européenne, les banques centrales nationales, les déclarants, les administrations nationales (instituts statistiques, administration des Douanes, autres ministères), mais également les autres pays membres de l’UE ainsi que les pays candidats à l’UE, avec lesquels il sera tout à fait nécessaire de poursuivre le renforcement de la coopération statistique comme ce sera le cas avec la création d’un Comité des statistiques monétaire, financier et de balance des paiements pour ces pays, à l’instar de ce qui existe déjà pour les pays de l’UE et de l’Espace économique européen."
La Banque de France, hier monopole au coût prohibitif, aurait du disparaître du fait de la
création de l'euro.Non seulement, elle n'a pas disparu, mais encore, elle maintient ses services, mêmes les plus inutiles comme la direction de la balance des paiements.
Et étant donnés les mots de conclusion cités, elle laisse entendre
qu'il faudrait peut-être renforcer la direction en question ! Relisez les citations liminaires de Hayek et de Pareto, la Banque de France est un exemple vivant de l'imposture qu'elles schématisent.

Re: LE de JGM avec Christophe Mounicq du 01/06/2007
Ce n'est pas que le monopole monétaire national ait jamais été autre chose qu'une nuisance, mais quand le Leurro disparaîtra, les hommes de l'Etat voudront revenir aux monnaies nationales.
Ca se fera plus tôt s'ils ont gardé ces instruments --bien entendu, pour les prébendes qui s'y attachent.
Ca se fera plus tôt s'ils ont gardé ces instruments --bien entendu, pour les prébendes qui s'y attachent.
Quand est-ce qu'on mange à l'Officine, chez les gangsters ?
Dernière édition par le Mar 31 Juil 2007, 11:19, édité 1 fois
Re: LE de JGM avec Christophe Mounicq du 01/06/2007
"Quand le Leurro disparaîtra", dites vous. Qu'est-ce qui va donc sûrement le faire disparaître, à votre avis ?
J'ai surtout pour ma part le sentiment d'un piège, forçant à partir de cette monnaie et de toutes les structures connexes (banque européenne, etc.) la construction d'un machin qui n'est pas un Etat mais en a les contraintes, où l'on hurle à la démocratie sans en mettre un milligramme dans les structures et qui me donne le sentiment de parler et d'écrire un obscur dialecte promis au destin du patagon.
J'aurais écrit "si" ou "au cas où", mais vous, Rantanplan, affirmez "quand" avec une si tranquille certitude que j'ai fort envie de vous croire.
J'ai surtout pour ma part le sentiment d'un piège, forçant à partir de cette monnaie et de toutes les structures connexes (banque européenne, etc.) la construction d'un machin qui n'est pas un Etat mais en a les contraintes, où l'on hurle à la démocratie sans en mettre un milligramme dans les structures et qui me donne le sentiment de parler et d'écrire un obscur dialecte promis au destin du patagon.
J'aurais écrit "si" ou "au cas où", mais vous, Rantanplan, affirmez "quand" avec une si tranquille certitude que j'ai fort envie de vous croire.
"Une des règles du bonheur universel est la suivante : toujours se méfier des accessoires censés simplifier la vie qui pèsent moins lourd que leur manuel d'utilisation." (Terry Pratchett)
Re: LE de JGM avec Christophe Mounicq du 01/06/2007
Georges Lane a écrit:La Banque de France, hier monopole au coût prohibitif, aurait du disparaître du fait de la création de l'euro.
On imagine des souris dans un fromage de Hollande : spectacle enchanteur pour le contribuable. Mais, n'y a t-il pas aussi derrière cette volonté de conserver les structures, tout au fond, en arrière-plan, une sorte d'idée qui traîne dans les ministères d'un possible retour subit à la monnaie nationale ? Qu'un de ces jours, l'Euro puisse, à la surprise générale, avaler son bulletin de naissance, en définitive ça pourrait arranger les affaires de certains, non ?
Un Euro à l’Allemande se révèle être, à l’usage, trop malcommode pour les paniers percés qui nous gouvernent. C’est une monnaie pour fourmis, pas pour cigales.
Aux horions, nous verrons qui aura meilleur droit du Dieu du Ciel.
Re: LE de JGM avec Christophe Mounicq du 01/06/2007
Bibi-les-bobards a écrit:
On imagine des souris dans un fromage de Hollande : spectacle enchanteur pour le contribuable. Mais, n'y a t-il pas aussi derrière cette volonté de conserver les structures, tout au fond, en arrière-plan, une sorte d'idée qui traîne dans les ministères d'un possible retour subit à la monnaie nationale ? Qu'un de ces jours, l'Euro puisse, à la surprise générale, avaler son bulletin de naissance, en définitive ça pourrait arranger les affaires de certains, non ?
Un Euro à l’Allemande se révèle être, à l’usage, trop malcommode pour les paniers percés qui nous gouvernent. C’est une monnaie pour fourmis, pas pour cigales.
Ah ça pourrait effectivement arranger certains fonctionnaires de la BdF, seule institution à ma connaissance où certains sont payés non 12, non 13, non 14, mais l'équivalent de 18 mois par an. (Il est vrai qu'ils ont récemment fait quelques efforts sur le nombre de leurs inutiles, soyons justes.)
Pour les Allemands, ils ont été plus prudents que nous : tous leurs billets et toutes leurs pièces sont encore stockées. Chez nous, on a choisi de brûler nos vaisseaux, nos Delacroix et nos Cézannes. De là à croire que l'Euro ne leur plaît pas tant que ça… il suffit d'ailleurs de voir presque sangloter la ménagère Rhénane quand on évoque le 100DEM Clara Schumann avec son sehr romantisch piano au dos.
Re: LE de JGM avec Christophe Mounicq du 01/06/2007
"Mais il y aura toujours des monopoles inévitables, dont le caractère transitoire et temporaire ne se transformera en caractère permanent que sous l'effet de l'intervention des gouvernements"
(Friedrich von Hayek dans La Constitution de la liberté, 1959, 1994, p. 266)
Hayek appelle ici "monopole" ce qui n'en est pas un, puisque le "monopole" ne peut être qu'un privilège institutionnel.
Il n'était qu'à moitié compétent en matière sémantique, et c'est pour ça qu'il lui a fallu 70 ans pour se rendre compte que l'expression "justice sociale" n'a pas de contenu normatif définissable (en tant que concept descriptif, la "justice sociale" c'est : "le nom que les puissants donnent aujourd'hui à leur exploitation esclavagiste des faibles dans les régimes socialistes").
Quand est-ce qu'on mange à l'Officine, chez les gangsters ?
Re: LE de JGM avec Christophe Mounicq du 01/06/2007
Rantanplan est sévère.
Le mot "monopole" exprime une réalité : il y a un seul producteur/vendeur de la chose échangeable en question.
Et s'il en est ainsi, c'est qu'un être humain est parvenu à réduire son ignorance sur la réalité et que le résultat de cette réduction rencontre les besoins ou désirs d'autres semblables.
Mais au spectacle de ce producteur/vendeur unique, d'autres intelligences vont s'escrimer à faire "mieux", à "capter l'attention des consommateurs", étant donnés leur libre arbitre, leur libre examen de la situation et les qualités qu'ils possèdent, sans les connaître nécessairement. C'est la concurrence.
On observera qu'ils réussissent s'il y a un deuxième, un troisième, etc. producteur/vendeur. Le monopole aura disparu pour laisser place à un duopole, à un tripole, à un oligopole, à un polypole. Comme l'écrit Hayek, le monopole aura été transitoire.
On observera qu'ils n'y réussissent pas s'il n'y a pas un second producteur/vendeur qui s'établit.
Deux cas sont à distinguer alors
:
- le premier établi est en fait un monopole concurrentiel, un concurrent ultra compétitif à qui personne d'autres n'a la capacité de se mesurer : tant mieux pour les consommateurs.
- le premier établi a soudoyé des hommes de l'Etat pour qu'ils mettent sur pieds des réglementations à l'éventuel établissement d'autres, bref des obstacles : la démarche a transformé le monopole en privilège réglementaire, i.e. en interdiction de la concurrence.
Mais Hayek se trompe sur le caractère permanent du monopole dans ce cas car il oublie libre arbitre, libre examen et autres qualités propres de chaque être humain et leur conséquence : la réduction de l'ignorance de chacun et l'innovation.
Les pires réglementations ne seront jamais perpétuelles à cause de l'innovation
qui prend de cours les hommes de l'Etat.
Certes, ces derniers tendent à s'adapter pour reconquérir leur primauté et concoctent de nouvelles réglementations
: c'est la prétendue réforme.
Mais tout cela détruit des ressources et il faut que des ressources soient disponibles pour qu'ils y parviennent.
Et comme ils ne produisent pas de ressources, il faut non seulement qu'ils les volent mais qu'ils en volent de plus en plus
: et c'est la prétendue révolution.
Jusqu'à présent, les hommes de l'Etat ont survécu aux réformes et autres révolutions. Mais, à l'échelle de l'histoire, cela est transitoire.
Je ne désespére pas, pour des raisons purement logiques
, que le monopole réglementaire de la violence qu'ils se sont donnés et qui fait leur force, ne résiste pas à l'innovation, à la réduction de l'ignorance sur quoi débouche l'action humaine.

Le mot "monopole" exprime une réalité : il y a un seul producteur/vendeur de la chose échangeable en question.
Et s'il en est ainsi, c'est qu'un être humain est parvenu à réduire son ignorance sur la réalité et que le résultat de cette réduction rencontre les besoins ou désirs d'autres semblables.
Mais au spectacle de ce producteur/vendeur unique, d'autres intelligences vont s'escrimer à faire "mieux", à "capter l'attention des consommateurs", étant donnés leur libre arbitre, leur libre examen de la situation et les qualités qu'ils possèdent, sans les connaître nécessairement. C'est la concurrence.
On observera qu'ils réussissent s'il y a un deuxième, un troisième, etc. producteur/vendeur. Le monopole aura disparu pour laisser place à un duopole, à un tripole, à un oligopole, à un polypole. Comme l'écrit Hayek, le monopole aura été transitoire.
On observera qu'ils n'y réussissent pas s'il n'y a pas un second producteur/vendeur qui s'établit.
Deux cas sont à distinguer alors
:- le premier établi est en fait un monopole concurrentiel, un concurrent ultra compétitif à qui personne d'autres n'a la capacité de se mesurer : tant mieux pour les consommateurs.
- le premier établi a soudoyé des hommes de l'Etat pour qu'ils mettent sur pieds des réglementations à l'éventuel établissement d'autres, bref des obstacles : la démarche a transformé le monopole en privilège réglementaire, i.e. en interdiction de la concurrence.
Mais Hayek se trompe sur le caractère permanent du monopole dans ce cas car il oublie libre arbitre, libre examen et autres qualités propres de chaque être humain et leur conséquence : la réduction de l'ignorance de chacun et l'innovation.
Les pires réglementations ne seront jamais perpétuelles à cause de l'innovation
qui prend de cours les hommes de l'Etat. Certes, ces derniers tendent à s'adapter pour reconquérir leur primauté et concoctent de nouvelles réglementations
: c'est la prétendue réforme. Mais tout cela détruit des ressources et il faut que des ressources soient disponibles pour qu'ils y parviennent.
Et comme ils ne produisent pas de ressources, il faut non seulement qu'ils les volent mais qu'ils en volent de plus en plus
: et c'est la prétendue révolution.Jusqu'à présent, les hommes de l'Etat ont survécu aux réformes et autres révolutions. Mais, à l'échelle de l'histoire, cela est transitoire.
Je ne désespére pas, pour des raisons purement logiques

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