Le Coûteaux entre les dents...
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Re: Le Coûteaux entre les dents...
Cher Uncle Toby
Si Caton d'Ethique n'avait pas le premier posé comme axiome libertarien <=> chrétien, je n'aurais pas pensé une seconde à reprocher à une théorie économique, voire même sociologique, de ne pas faire de théologie. C'est cette assimilation que je conteste et je la conteste seulement dans sa version absolutisée. Relisez mon message entier. je crois que nous sommes d'accord.
Si Caton d'Ethique n'avait pas le premier posé comme axiome libertarien <=> chrétien, je n'aurais pas pensé une seconde à reprocher à une théorie économique, voire même sociologique, de ne pas faire de théologie. C'est cette assimilation que je conteste et je la conteste seulement dans sa version absolutisée. Relisez mon message entier. je crois que nous sommes d'accord.
"Une des règles du bonheur universel est la suivante : toujours se méfier des accessoires censés simplifier la vie qui pèsent moins lourd que leur manuel d'utilisation." (Terry Pratchett)
Re: Le Coûteaux entre les dents...
je n'aurais pas pensé une seconde à reprocher à une théorie économique, voire même sociologique, de ne pas faire de théologie.
Pourquoi une théorie économique devrait-elle faire de la théologie ?
De la métaphysique oui, mais de la théologie ?
Et pourquoi une "théorie économique" ? Etre libertarien, c'est adhérer à une philosophie politique, pas à une théorie économique, même si l'esprit humain est assez porté à l'erreur pour qu'on doive le plus souvent comprendre la seconde pour ne pas se tromper dans la première.
Et comme cette philosophie politique-là ne fait que réaffirmer l'interdiction de voler et d'assassiner qui figure dans le décalogue, il n'est pas prouvé qu'on puisse être chrétien sans être libertarien.
Quand est-ce qu'on mange à l'Officine, chez les gangsters ?
Re: Le Coûteaux entre les dents...
Guinevere a écrit:je crois que nous sommes d'accord.
Je ne croyais pas avoir dit le contraire, je n'avais juste pas pris le temps de répondre longuement. Mais puisque nous sommes d'accord, je veux bien croire que j'ai dit le contraire et que nous sommes d'accord quand même.
Re: Le Coûteaux entre les dents...
En effet, cher Rantanplan, je n'entendais l'interférence en tout ceci de la Théologie, que comme l'usage d'un instrument, ou d'une méthode propre à démêler le sens métaphysique nécessaire, - j'oserais dire : intrinsèque à toute grande politique.
Et, en l'occurrence, vous pointez très justement le sens profond que je donnais à l'équation parfaite, entre Christianisme (ou, si vous voulez : judéo-christianisme) et Libertarianisme.
En effet, respecter la Liberté entière, absolue de son Prochain, au nom du respect et de l'estime qu'on a de la sienne propre, cela sous-entend de se conformer au Décalogue, d'abord, - et à l'enseignement des Ecritures, ensuite. (La pierre angulaire libertarienne du "contrat" d'homme à homme n'étant, au plan terrestre, social, économique, politique, qu'un reflet temporel du "contrat" passé entre Dieu et les hommes, - et dont l'exemple le plus accompli peut être trouvé dans le "contrat" originel, fondateur, passé entre l'Eternel et le Peuple Elu, par l'intermédiaire de Moïse).
Cette attitude de respect mutuel de leur liberté propre, entre individus, sous-entend donc, à la fois la responsabilité de l'homme vis à vis de l'homme, et sa responsabilité devant ce que je nommais, paraphrasant Maistre "les Lois non-écrites".
La garantie, et l'usage de la Liberté individuelle de chacun, étant le plus haut degré où peut atteindre une Civilisation, elles induisent, au sens le plus noble du terme, le règne d'un vrai Humanisme, tel que l'ont rêvé les penseurs et les artistes de la Renaissance; - qui n'a rien à voir avec l'humano-centrisme collectiviste, totalisant et déspiritualisé qu'ont instauré les prétendues "Lumières", - et dont nous crevons encore des suites et des aboutissants.
Et, en l'occurrence, vous pointez très justement le sens profond que je donnais à l'équation parfaite, entre Christianisme (ou, si vous voulez : judéo-christianisme) et Libertarianisme.
En effet, respecter la Liberté entière, absolue de son Prochain, au nom du respect et de l'estime qu'on a de la sienne propre, cela sous-entend de se conformer au Décalogue, d'abord, - et à l'enseignement des Ecritures, ensuite. (La pierre angulaire libertarienne du "contrat" d'homme à homme n'étant, au plan terrestre, social, économique, politique, qu'un reflet temporel du "contrat" passé entre Dieu et les hommes, - et dont l'exemple le plus accompli peut être trouvé dans le "contrat" originel, fondateur, passé entre l'Eternel et le Peuple Elu, par l'intermédiaire de Moïse).
Cette attitude de respect mutuel de leur liberté propre, entre individus, sous-entend donc, à la fois la responsabilité de l'homme vis à vis de l'homme, et sa responsabilité devant ce que je nommais, paraphrasant Maistre "les Lois non-écrites".
La garantie, et l'usage de la Liberté individuelle de chacun, étant le plus haut degré où peut atteindre une Civilisation, elles induisent, au sens le plus noble du terme, le règne d'un vrai Humanisme, tel que l'ont rêvé les penseurs et les artistes de la Renaissance; - qui n'a rien à voir avec l'humano-centrisme collectiviste, totalisant et déspiritualisé qu'ont instauré les prétendues "Lumières", - et dont nous crevons encore des suites et des aboutissants.
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