Digressions sur les Etats-Unis
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Re: Digressions sur les Etats-Unis
Bonjour à tous.
J'ai déplacé parce que l'on s'écartait de l'usurpation.
Bonne continuation.
J'ai déplacé parce que l'on s'écartait de l'usurpation.
Bonne continuation.
Re: Digressions sur les Etats-Unis
Nicolas, je suis assez d'accord avec vous, c'est pourquoi je disais que les USA ont une option pour eux mêmes et une autre pour les autres -- en fonction de leurs intérêts économiques, cela va sans dire, mais les résultats ne sont pas forcément à la mesure des espérances...
Re: Digressions sur les Etats-Unis
Ok, Admin, ce transfert est logique, mais quand on est en train de poster, ça surprend...
Re: Digressions sur les Etats-Unis
Si une chose caractérise aujourd'hui la "propagande américaine", c'est son impuissance : incapacité à recruter des porte-parole crédibles malgré les nombreuses initiatives privées auprès de qui elle pourrait le faire, incapacité des médias en arabe et en farsi à tenir un discours qui intéresse le public, ou même qui ne soit pas contaminé par les thèmes de l'adversaire.
La seule "propagande" de quelque efficacité dont j'aie l'expérience consiste dans les émissions de Radio Europe Libre ; face à des gouvernements criminels et à leurs discours mensongers, elle se bornait à dire la vérité, et à donner la parole plus souvent qu'à leur tour aux journalistes et aux politiciens honnêtes du cru, qui la disaient. Mais c'est un héritage de la guerre froide, où le gouvernement avait fini par trouver ses marques, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
Pour ce qui est de l'influence relative des médias subventionnés et des médias privés, la presse américaine est à 90 % hostile à son gouvernement et conserve tellement d'influence qu'elle peut inventer, et perpétuer pendant des années, des scandales qui ne reposent sur absolument rien et qui peuvent avoir de graves conséquences politiques, comme l'affaire Valerie Plame : une affaire où les médias ont refusé de tenir compte des éléments d'enquêtes officielles qui donnaient totalement raison au gouvernement, des déclarations antérieures qui ridiculisaient ses critiques, et où celui-ci n'a même pas osé rappeler des évidences élémentaires, dont son Droit absolu d'agir comme on l'accusait (faussement) d'avoir agi.
Et ça recommence avec l'affaire des procureurs fédéraux. Dans ces affaires, ce sont les médias privés qui pratiquent une partialité éhontée, qui occultent l'information ou publient carrément des mensonges, bref qui mentent dans un but d'influence politique. Les nouveaux médias n'arrivent pas encore à les en empêcher.
Quant à l'intervention américaine dans le Caucase, elle se fait à la demande des gouvernements locaux, pour les protéger de l'impérialisme de Moscou : lequel multiplie les tentatives d'assassinat contre ses adversaires, et viole constamment la souveraineté des Etats internationalement reconnus qui sont ses voisins, en y maintenant des troupes malgré les protestations de leurs gouvernements, et en y provoquant des sécessions et autres guerres civiles, à l'aide de provocateurs stipendiés — dont, en Abkhazie, Chamil Bassaïev — et autres marionnettes corrompues.
Le but immédiat des dirigeants moscovites est d'empêcher le pétrole et le gaz d'Asie centrale de parvenir sur le marché mondial sans passer par leur monopole, qui leur permettrait de les acheter à la moitié de son prix et d'exercer un chantage politique sur les pays consommateurs si ceux-ci en devenaient dépendants.
L'intervention de Moscou est donc criminelle non seulement dans ses méthodes mais encore dans ses buts, et les tentatives des Etats-Unis pour lui faire échec sont donc aussi nécessaires que légitimes et louables, de sorte que les placer sur un pied d'égalité morale au lieu de les opposer est le fait d'un incompétent voire d'un pervers.
Le discours qui entretient des fantasmes sur la "propagande des Etats-Unis" est lui-même le produit de propagandistes organisés pour mentir et formés à cela, et la projection d'une mentalité despotique qui n'a aucune habitude de la liberté d'expression, aucune intention de la respecter, et qui ne peut pas imaginer qu'un gouvernement soit obligé de le faire.
Pour ceux qui savent analyser les conditions dans lesquelles l'information se propage et se fausse, il est évident que la propagande d'un gouvernement est forcément d'autant plus mensongère et plus développée que ce gouvernement est plus criminel et que sa censure est plus complète. Imaginer qu'une semi-démocratie, a fortiori une coalition de semi-démocraties, pourrait mentir davantage qu'une oligarchie postcommuniste, oublier que cette dernière dispose de réseaux de désinformation, c'est avoir perdu contact avec la réalité.
La réalité, c'est qu'aux Etats-Unis le système judiciaire laisse propager n'importe quels mensonges, et que le gouvernement — c'est une faiblesse majeure dont ses ennemis tirent tout le parti possible— n'y applique pas les lois qui punissent la propagande défaitiste et autres formes de trahison, que les Démocrates et les médias à leur service pratiquent depuis la guerre du Vietnam, et qui la leur ont fait perdre : le dernier exemple en date étant le voyage de Nancy Pelosi en Syrie, acte d'usurpation et de trahison qui est passible de trois ans de prison suivant le Logan Act du 30 janvier 1799.
La seule "propagande" de quelque efficacité dont j'aie l'expérience consiste dans les émissions de Radio Europe Libre ; face à des gouvernements criminels et à leurs discours mensongers, elle se bornait à dire la vérité, et à donner la parole plus souvent qu'à leur tour aux journalistes et aux politiciens honnêtes du cru, qui la disaient. Mais c'est un héritage de la guerre froide, où le gouvernement avait fini par trouver ses marques, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
Pour ce qui est de l'influence relative des médias subventionnés et des médias privés, la presse américaine est à 90 % hostile à son gouvernement et conserve tellement d'influence qu'elle peut inventer, et perpétuer pendant des années, des scandales qui ne reposent sur absolument rien et qui peuvent avoir de graves conséquences politiques, comme l'affaire Valerie Plame : une affaire où les médias ont refusé de tenir compte des éléments d'enquêtes officielles qui donnaient totalement raison au gouvernement, des déclarations antérieures qui ridiculisaient ses critiques, et où celui-ci n'a même pas osé rappeler des évidences élémentaires, dont son Droit absolu d'agir comme on l'accusait (faussement) d'avoir agi.
Et ça recommence avec l'affaire des procureurs fédéraux. Dans ces affaires, ce sont les médias privés qui pratiquent une partialité éhontée, qui occultent l'information ou publient carrément des mensonges, bref qui mentent dans un but d'influence politique. Les nouveaux médias n'arrivent pas encore à les en empêcher.
Quant à l'intervention américaine dans le Caucase, elle se fait à la demande des gouvernements locaux, pour les protéger de l'impérialisme de Moscou : lequel multiplie les tentatives d'assassinat contre ses adversaires, et viole constamment la souveraineté des Etats internationalement reconnus qui sont ses voisins, en y maintenant des troupes malgré les protestations de leurs gouvernements, et en y provoquant des sécessions et autres guerres civiles, à l'aide de provocateurs stipendiés — dont, en Abkhazie, Chamil Bassaïev — et autres marionnettes corrompues.
Le but immédiat des dirigeants moscovites est d'empêcher le pétrole et le gaz d'Asie centrale de parvenir sur le marché mondial sans passer par leur monopole, qui leur permettrait de les acheter à la moitié de son prix et d'exercer un chantage politique sur les pays consommateurs si ceux-ci en devenaient dépendants.
L'intervention de Moscou est donc criminelle non seulement dans ses méthodes mais encore dans ses buts, et les tentatives des Etats-Unis pour lui faire échec sont donc aussi nécessaires que légitimes et louables, de sorte que les placer sur un pied d'égalité morale au lieu de les opposer est le fait d'un incompétent voire d'un pervers.
Le discours qui entretient des fantasmes sur la "propagande des Etats-Unis" est lui-même le produit de propagandistes organisés pour mentir et formés à cela, et la projection d'une mentalité despotique qui n'a aucune habitude de la liberté d'expression, aucune intention de la respecter, et qui ne peut pas imaginer qu'un gouvernement soit obligé de le faire.
Pour ceux qui savent analyser les conditions dans lesquelles l'information se propage et se fausse, il est évident que la propagande d'un gouvernement est forcément d'autant plus mensongère et plus développée que ce gouvernement est plus criminel et que sa censure est plus complète. Imaginer qu'une semi-démocratie, a fortiori une coalition de semi-démocraties, pourrait mentir davantage qu'une oligarchie postcommuniste, oublier que cette dernière dispose de réseaux de désinformation, c'est avoir perdu contact avec la réalité.
La réalité, c'est qu'aux Etats-Unis le système judiciaire laisse propager n'importe quels mensonges, et que le gouvernement — c'est une faiblesse majeure dont ses ennemis tirent tout le parti possible— n'y applique pas les lois qui punissent la propagande défaitiste et autres formes de trahison, que les Démocrates et les médias à leur service pratiquent depuis la guerre du Vietnam, et qui la leur ont fait perdre : le dernier exemple en date étant le voyage de Nancy Pelosi en Syrie, acte d'usurpation et de trahison qui est passible de trois ans de prison suivant le Logan Act du 30 janvier 1799.

Rantanplan- Bavard
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