Déblocage Dreyfusard (11.11.07)
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Re: Déblocage Dreyfusard (11.11.07)
Suffisant vous-même cher ami
L'Albanie résidu fait allusion aux propos tenus sur l'Albanie: pas un mot sur la Renaissance albanaise, la Rilindja, sur la Ligue de Prizren de 1878, sur le mouvement national albanais, sur le soulèvement de la période Jeune Turc, sur la déclaration d'indépendance du 28 novembre 1912. Le but de tout cela était simplement de nier l'existence d'une nation albanaise.
Et je ne crois pas que le fait que la moitié de la population albanaise ait été laissé en-dehors de l'Albanie comme vous le rappelez ait été mentionné à l'antenne.
Si le professeur D. a voulu prétendre que ce sont des élèves français qui ont formalisé la langue, il se trompe (même si ce genre de propos relève de la démagogie franchouillarde: c'est nous qui avons tout fait, cocorico). Les deux principaux artisans de la codification de la langue, Gaj en Croatie et Vuk Karadzic en Serbie n'en étaient pas.
Au fond, je ne vous donne raison que sur le dernier point: l'Autriche avait perdu son accès en 1809 (paix de Schönbrunn) (non mentionné par W.) et l'avait retrouvé en 1814. Mais vous avouerez que dans le flot de propos des intervenants cela n'apparaissait pas très clairement.
L'Albanie résidu fait allusion aux propos tenus sur l'Albanie: pas un mot sur la Renaissance albanaise, la Rilindja, sur la Ligue de Prizren de 1878, sur le mouvement national albanais, sur le soulèvement de la période Jeune Turc, sur la déclaration d'indépendance du 28 novembre 1912. Le but de tout cela était simplement de nier l'existence d'une nation albanaise.
Et je ne crois pas que le fait que la moitié de la population albanaise ait été laissé en-dehors de l'Albanie comme vous le rappelez ait été mentionné à l'antenne.
Si le professeur D. a voulu prétendre que ce sont des élèves français qui ont formalisé la langue, il se trompe (même si ce genre de propos relève de la démagogie franchouillarde: c'est nous qui avons tout fait, cocorico). Les deux principaux artisans de la codification de la langue, Gaj en Croatie et Vuk Karadzic en Serbie n'en étaient pas.
Au fond, je ne vous donne raison que sur le dernier point: l'Autriche avait perdu son accès en 1809 (paix de Schönbrunn) (non mentionné par W.) et l'avait retrouvé en 1814. Mais vous avouerez que dans le flot de propos des intervenants cela n'apparaissait pas très clairement.
Re: Déblocage Dreyfusard (11.11.07)
Merci cher Hidember d'avoir rétabli certaines vérités.
Le concept même de "Métohidja" renvoit aux monastères ("métochie" désigne la dépendance d'un monastère par ex. on dira que le très sympathique Monastère Saint-Antoine dans le Vercors est une "métochie" du Monastère Simonos Petra du Mont-Athos ) construits pas les orthodoxes serbes dans la région : employer ce mot est le signe de ralliement des "amis des Serbes".
Les Albanais en général sont la plus ancienne population des Balkans. Tout le monde le sait. Sauf les auditeurs de R(ex)C et le professeur D.
Le concept même de "Métohidja" renvoit aux monastères ("métochie" désigne la dépendance d'un monastère par ex. on dira que le très sympathique Monastère Saint-Antoine dans le Vercors est une "métochie" du Monastère Simonos Petra du Mont-Athos ) construits pas les orthodoxes serbes dans la région : employer ce mot est le signe de ralliement des "amis des Serbes".
Les Albanais en général sont la plus ancienne population des Balkans. Tout le monde le sait. Sauf les auditeurs de R(ex)C et le professeur D.
Re: Déblocage Dreyfusard (11.11.07)
Cher ami, il est utile de savoir lire ce qui est écrit, et non d'accrocher sur quelques mots sa propre pensée:
Quand vous dites
Vous ajoutez qu'ils étaient français; c'est bien possible, au sens où l'on peut aussi prétendre que Beethoven, né à Bonn, était français de 1787 à 1814, que Verdi est né français en 1813, etc. Par exemple, Matija Cop était français de 1809 à 1813. Gaj l'a aussi certainement été, depuis 1809, voire 1805. Mais F.G.Dreyfus n'a rien affirmé de semblable. Il a seulement dit que seuls les lycées étaient français. Il n'a jamais dit que c'étaient de bons parisiens qui ont formalisé la langue.
Au cas où vous l'ignoreriez, dans l'empire français, il n'y avait que les lycées impériaux où l'on puisse dispenser un enseignement secondaire. (pas de lycées privés). Je ne sais si des collèges privés préexistants ont été tolérés.
Vous montrez ici vos oeillères. Vous jugez tout à partir de ce critère, secondaire dans le cas particulier, au point de ne pas entendre ce qui est dit. Et il a été dit que cette nation existait, malgré sa variété religieuse. Et que le roi (allemand) n'avait pas pu tenir à cause de la structure clanique, (si vous préférez, féodale).
Le but était de brosser l'évolution historique de toute la péninsule sur deux siècles.
Il est probable que trouverez plus de grain à moudre dans l'ouvrage de M.Weibl; mais, si il fait 600 pages, vous n'aurez pas plus de trente pages sur l'Albanie.
P.S. Et, ce qui aurait dû vous satisfaire, M.Weibl a dit que, quand le Kossovo est devenu Serbe en 1912, la majorité de la population était albanaise...
Quand vous dites
, vous déformez les propos. Il a dit que, dans les lycées créés par l'empire Napoléonien, des professeurs et élèves étaient à l'origine de la formalisation.Si le professeur D. a voulu prétendre que ce sont des élèves français qui ont formalisé la langue, il se trompe (même si ce genre de propos relève de la démagogie franchouillarde: c'est nous qui avons tout fait, cocorico). Les deux principaux artisans de la codification de la langue, Gaj en Croatie et Vuk Karadzic en Serbie n'en étaient pas.
Vous ajoutez qu'ils étaient français; c'est bien possible, au sens où l'on peut aussi prétendre que Beethoven, né à Bonn, était français de 1787 à 1814, que Verdi est né français en 1813, etc. Par exemple, Matija Cop était français de 1809 à 1813. Gaj l'a aussi certainement été, depuis 1809, voire 1805. Mais F.G.Dreyfus n'a rien affirmé de semblable. Il a seulement dit que seuls les lycées étaient français. Il n'a jamais dit que c'étaient de bons parisiens qui ont formalisé la langue.
Au cas où vous l'ignoreriez, dans l'empire français, il n'y avait que les lycées impériaux où l'on puisse dispenser un enseignement secondaire. (pas de lycées privés). Je ne sais si des collèges privés préexistants ont été tolérés.
Seul le soulèvement a été cité, ou plutôt évoqué au détour d'une phrase. Mais je vous rappelle que cette demi-émission ne traitait pas spécifiquement de l'Albanie, mais, sur 45', des Balkans depuis 1800. Ils n'ont pas été diserts sur les Karageogévitch et les Obrénovitch, par exemple. Simplement cités.L'Albanie résidu fait allusion aux propos tenus sur l'Albanie: pas un mot sur la Renaissance albanaise, la Rilindja, sur la Ligue de Prizren de 1878, sur le mouvement national albanais, sur le soulèvement de la période Jeune Turc, sur la déclaration d'indépendance du 28 novembre 1912.
Le but de tout cela était simplement de nier l'existence d'une nation albanaise.
Vous montrez ici vos oeillères. Vous jugez tout à partir de ce critère, secondaire dans le cas particulier, au point de ne pas entendre ce qui est dit. Et il a été dit que cette nation existait, malgré sa variété religieuse. Et que le roi (allemand) n'avait pas pu tenir à cause de la structure clanique, (si vous préférez, féodale).
Le but était de brosser l'évolution historique de toute la péninsule sur deux siècles.
Il est probable que trouverez plus de grain à moudre dans l'ouvrage de M.Weibl; mais, si il fait 600 pages, vous n'aurez pas plus de trente pages sur l'Albanie.
P.S. Et, ce qui aurait dû vous satisfaire, M.Weibl a dit que, quand le Kossovo est devenu Serbe en 1912, la majorité de la population était albanaise...
Résonnablement vôtre.
Peau d'âne
Peau d'âne
Re: Déblocage Dreyfusard (11.11.07)
1°
Il a dit que, dans les lycées créés par l'empire Napoléonien, des professeurs et élèves étaient à l'origine de la formalisation.
Je continue à m'inscrire en faux: la formalisation est née postérieurement et par des gens qui n'étaient pas passé pour la plupart par ces établissements (où on enseignait surtout en italien)
Gaj est né en 1809 à Krapina ville qui n'a jamais fait partie de l'Empire français. Sa formation (université de Vienne et de Graz) est germano-autrichienne.
Vuk Karadzic est né en Serbie. Autodidacte, il a vécu en Serbie et dans l'Empire des Habsbourg. Il correspondait avec les frères Grimm.
2° Je ne juge pas en fonction d'oeillères mais je constate que quand ils ont parlé de l'Etat albanais et de son apparition, ils ont continué à le faire en le présentant comme une création autrichienne et italienne alors que quand ils ont parlé de la Serbie celle-ci n'a pas été présentée comme une création étrangère.
Si je réagis ainsi c'est parce que l'on reste toujours dans les mêmes ornières : il ya les "bons" (sur quels critères?) qui ont tous les droits, dont la nation est une donnée permanente et les autres suspects par définition.
C'est d'autant plus scandaleux que la recherche française (les Garde, les Lory, les Mudry, les Metais, les Castellan) est sortie de ces ornières (les récents conflits auront au moins servis à quelque chose).
Et que c'est cette approche qui explique la politique suivie par nos dirigeants dans les années 90 (là aussi on en sort), celle de complicité avec des entreprises criminelles qui ont fait 300.000 morts, sans aucun profit pour notre pays.
Cette émission était d'ailleurs très mauvaise: pas de vision synthétique, sauts d'un sujets à l'autre, erreurs. Je doute que quiconque y est vu plus clair après.
J'ai aussi lu le livre de Weibel. Il est évidemment bien meilleur que la production Gallois (ce n'est pas difficile), mais malheureusement il faut revérifier.
Et pour le monde albanais je ne vous cache pas que je préfére Roux, Cabane, Garde ou Champseix
PS Je suis effectivement satisfait de ce que Weibel a dit sur la structure de la population de la Kosova. C'est probablement une première à l'antenne. La vérité finit par percer, et c'est tant mieux.
Dommage que cela ait été ansuite gachée par la fable de l'émigration albanaise sous Tito
Il a dit que, dans les lycées créés par l'empire Napoléonien, des professeurs et élèves étaient à l'origine de la formalisation.
Je continue à m'inscrire en faux: la formalisation est née postérieurement et par des gens qui n'étaient pas passé pour la plupart par ces établissements (où on enseignait surtout en italien)
Gaj est né en 1809 à Krapina ville qui n'a jamais fait partie de l'Empire français. Sa formation (université de Vienne et de Graz) est germano-autrichienne.
Vuk Karadzic est né en Serbie. Autodidacte, il a vécu en Serbie et dans l'Empire des Habsbourg. Il correspondait avec les frères Grimm.
2° Je ne juge pas en fonction d'oeillères mais je constate que quand ils ont parlé de l'Etat albanais et de son apparition, ils ont continué à le faire en le présentant comme une création autrichienne et italienne alors que quand ils ont parlé de la Serbie celle-ci n'a pas été présentée comme une création étrangère.
Si je réagis ainsi c'est parce que l'on reste toujours dans les mêmes ornières : il ya les "bons" (sur quels critères?) qui ont tous les droits, dont la nation est une donnée permanente et les autres suspects par définition.
C'est d'autant plus scandaleux que la recherche française (les Garde, les Lory, les Mudry, les Metais, les Castellan) est sortie de ces ornières (les récents conflits auront au moins servis à quelque chose).
Et que c'est cette approche qui explique la politique suivie par nos dirigeants dans les années 90 (là aussi on en sort), celle de complicité avec des entreprises criminelles qui ont fait 300.000 morts, sans aucun profit pour notre pays.
Cette émission était d'ailleurs très mauvaise: pas de vision synthétique, sauts d'un sujets à l'autre, erreurs. Je doute que quiconque y est vu plus clair après.
J'ai aussi lu le livre de Weibel. Il est évidemment bien meilleur que la production Gallois (ce n'est pas difficile), mais malheureusement il faut revérifier.
Et pour le monde albanais je ne vous cache pas que je préfére Roux, Cabane, Garde ou Champseix
PS Je suis effectivement satisfait de ce que Weibel a dit sur la structure de la population de la Kosova. C'est probablement une première à l'antenne. La vérité finit par percer, et c'est tant mieux.
Dommage que cela ait été ansuite gachée par la fable de l'émigration albanaise sous Tito
Re: Déblocage Dreyfusard (11.11.07)
En voilà une belle controverse (et de haute tenue) 
Selon la fable, l'émigration a eu lieu d'où vers où?
Bav.
Dommage que cela ait été ansuite gachée par la fable de l'émigration albanaise sous Tito
Selon la fable, l'émigration a eu lieu d'où vers où?
Bav.
Nous maintiendrons - Membre revendiqué de l'OFFICINE - La doc du FL
Re: Déblocage Dreyfusard (11.11.07)
quand le Kossovo est devenu Serbe en 1912
Toutes les fois que le pouvoir de Belgrade a envahi le Kosovo au XX° siècle, les Albanais y étaient absolument majoritaires : on ne voit donc pas comment il aurait pu "devenir serbe" à ces occasions. Seule une politique d'extermination des Albanais pour les remplacer par des colons serbes et monténégrins, telle que celle menée dans les années 1920 et 1930, aurait pu le rendre tel.
Même légalement, il n'a été inclus dans une "République de Serbie" qu'en 1945, et par Tito — lequel n'en projetait pas moins, jusqu'en juin 1948, de le rendre à l'Albanie, et cette appartenance formelle a légalement pris fin à la suite du référendum de septembre 1991.
L'annexion forcée de 1913 n'avait jamais été légale, non seulement parce que le Parlement de Belgrade n'a jamais ratifié le traité de Londres qui livrait le Kosovo à la Serbie, mais parce que, selon la Constitution de 1903, toute modification des frontières exigeait un amendement constitutionnel.
Selon la fable, l'émigration a eu lieu d'où vers où?
Il y a diverses fables, suivant la connaissance que le menteur serbe prête à sa dupe prétendue : un mensonge serbe très courant est qu'il n'y aurait pas eu d'Albanais au Kosovo avant l'occupation ottomane, que ce seraient les Turcs qui les y auraient fait venir. La version la plus extravagante en est que les Turcs auraient fait venir les Albanais du Caucase, parce que sous l'antiquité, les Romains appelaient "Albanie" la région aujourd'hui représentée par l'Azerbaïdjan.
La délégation serbe à la Conférence de Londres en décembre 1912 présentait les indigènes albanais, majoritaires aux deux tiers au Kosovo, comme des "immigrés de fraîche date".
Puis il y a le mensonge de l'"immigration massive" d'Albanie au moment de l'occupation italo-allemande, et du "génocide des Serbes par les fascistes italo-albanais" à cette occasion.
Enfin, il y a la fable de l'immigration d'Albanie "favorisée par le communiste antiserbe Tito" après la guerre.
Evidemment, les Albanais étant les premiers habitants connus de toute la région, ils ne sauraient y être des "immigrés". En outre les Albanais d'Albanie n'avaient aucune raison de s'installer massivement au Kosovo à cette époque ; et lorsque la ruine provoquée par Enver Hoxha aurait pu en créer une, de raison, la frontière était interdite des deux côtés et seuls ses riverains savaient et pouvaient la franchir.
Tout-au plus peut-on mentionner qu'à la suite du traité de Berlin en 1878, une partie des 100 000 Albanais chassés de chez eux par la soldatesque serbe après l'annexion de la Serbie du Sud se sont réfugiés au Kosovo voisin.
Cette "immigration"-là, cependant, parce qu'elle illustre par trop que le nettoyage ethnique est une tradition politique serbe depuis le massacre de Belgrade en 1806, ce ne sont pas les Serbes qui vous en parleront.
Dernière édition par le Lun 12 Nov 2007, 10:55, édité 3 fois
Quand est-ce qu'on mange à l'Officine, chez les gangsters ?
Re: Déblocage Dreyfusard (11.11.07)
• La première grammaire croate, écrite en glagolitique, est publiée en 1527.
• B. Djurdjevic, premier lexicographe croate, fait publier à Anvers en 1544 un dictionnaire croate-latin, traduit en français la même année sous le titre Vocables esclavoniques, ce qui en fait le premier dictionnaire croato-français.
• Jérôme Megister est l’auteur de Trésors polyglottes, dictionnaire croato-français publié en 1603.
• Bartol Kasic fait publier à Rome une grammaire croate (1604), puis un dictionnaire croate-latin .
• Jean Palerne est l’auteur d’un Petit dictionnaire des langues française, grecque, italienne, turque et esclavonne (croate)
• Faust Vrancic publie en 1595 le Dictionarum quinque nobilissimarum europae linguarum, dictionnaire des cinq langues : latin, italien, allemand, croate (dalmate) et hongrois, à Venise.
• Ivan Belostanac (1595-1675) : Gazophylacium, dictionnaire croate-latin.
• Jakov Mikalja : Blago slovinskoga jezika (“Trésor de la langue croate”), Lorette, 1649.
• Juraj Habdelic : Dictionnaire croate à Zagreb, en 1640.
• Andrija Jambresic : le fameux Lexicon latinum, Dictionnaire latin, croate, allemand et hongrois (Zagreb, 1742)
• Blaz Tadijanovic a écrit Svasta po malo en croate ( De tout un peu), avec des explications en français.
• Juraj Krizanic écrit au XVIIème siècle le premier dictionnaire panslave. Des Croates écrivent et éditent d’autres dictionnaires au XVIIIème siècle.
C’est au XVIème siècle que naît la littérature moderne en langue croate, encore écrite en trois dialectes : cakavien (croate maritime), kajkavien (croate du Nord), et stokavien (de Dalmatie, Bosnie et Herzégovine).
A partir du XVIIème siècle, le prestige de Dubrovnik étend progressivement à toute la Croatie l’usage de ce dernier dialecte, qui sera finalement choisi comme langue littéraire officielle au XIXème.
— Marko Marulic de Split (1450-1524), , auteur du poème Judita.
— Hanibal Lucic né sur l’île de Hvar en 1485, avec Robinje (Les Esclaves).
— Petar Hertrovic, lui aussi né sur Hvar en 1487 : Ribanje (La pêche — et les conversations des pêcheurs ) Sur le port de la ville de Hvar, sur l’île du même nom, fonctionne encore l’un des premiers théâtres qui ait été construit à l’époque “moderne” : il date de 1612.
— Marin Drzic (1520-1567), né à Dubrovnik, est le plus grand dramaturge croate (comédies).
— Petar Zoranic, né à Zadar en 1508, écrit Planine (Les Montagnes).
— Ivan Gundulic (1588-1638), est l’un des plus grands poètes croates de tous les temps : Osman, Dubravka…
— Dinko Ranjina (1536-1607) poète de Dubrovnik, dont plusieurs vers ont été traduits de l’italien en français par le poète français de la Pléiade, Philippe Desportes.
Parmi d’autres productions littéraires croates, on peut noter plusieurs ouvrages sur l’histoire de la Croatie dont :
— Marko Marulic : Regnum Dalmatiae et Croatiae Gesta (1521).
— Antun de Vramec (1538-1588) : Chronique Vezda en 1578.
— Pavao Ritter Vitezovic (1652-1713) : Croatia rediviva en 1700.
— Ivan Lucic (Lucius “le Dalmate”, 1604-1679) : De Regno Dalmatiae, Croatiae et Slavoniae Amsterdam, 1666, 1668 ; Venise, 1673.
— Juraj Ratkaj : Memoria regnum et banorum Regnorum Dalmatiae, Croatiae et Slavoniae (Vienne, 1562)
— Adam Kucelic (1715-1778) : Après des études à Rome et à Bologne, il est nommé chanoine de Zagreb. Adepte des Lumières, il écrit plusieurs œuvres historiques, dont l’histoire de l’évêché de Zagreb.
• B. Djurdjevic, premier lexicographe croate, fait publier à Anvers en 1544 un dictionnaire croate-latin, traduit en français la même année sous le titre Vocables esclavoniques, ce qui en fait le premier dictionnaire croato-français.
• Jérôme Megister est l’auteur de Trésors polyglottes, dictionnaire croato-français publié en 1603.
• Bartol Kasic fait publier à Rome une grammaire croate (1604), puis un dictionnaire croate-latin .
• Jean Palerne est l’auteur d’un Petit dictionnaire des langues française, grecque, italienne, turque et esclavonne (croate)
• Faust Vrancic publie en 1595 le Dictionarum quinque nobilissimarum europae linguarum, dictionnaire des cinq langues : latin, italien, allemand, croate (dalmate) et hongrois, à Venise.
• Ivan Belostanac (1595-1675) : Gazophylacium, dictionnaire croate-latin.
• Jakov Mikalja : Blago slovinskoga jezika (“Trésor de la langue croate”), Lorette, 1649.
• Juraj Habdelic : Dictionnaire croate à Zagreb, en 1640.
• Andrija Jambresic : le fameux Lexicon latinum, Dictionnaire latin, croate, allemand et hongrois (Zagreb, 1742)
• Blaz Tadijanovic a écrit Svasta po malo en croate ( De tout un peu), avec des explications en français.
• Juraj Krizanic écrit au XVIIème siècle le premier dictionnaire panslave. Des Croates écrivent et éditent d’autres dictionnaires au XVIIIème siècle.
C’est au XVIème siècle que naît la littérature moderne en langue croate, encore écrite en trois dialectes : cakavien (croate maritime), kajkavien (croate du Nord), et stokavien (de Dalmatie, Bosnie et Herzégovine).
A partir du XVIIème siècle, le prestige de Dubrovnik étend progressivement à toute la Croatie l’usage de ce dernier dialecte, qui sera finalement choisi comme langue littéraire officielle au XIXème.
— Marko Marulic de Split (1450-1524), , auteur du poème Judita.
— Hanibal Lucic né sur l’île de Hvar en 1485, avec Robinje (Les Esclaves).
— Petar Hertrovic, lui aussi né sur Hvar en 1487 : Ribanje (La pêche — et les conversations des pêcheurs ) Sur le port de la ville de Hvar, sur l’île du même nom, fonctionne encore l’un des premiers théâtres qui ait été construit à l’époque “moderne” : il date de 1612.
— Marin Drzic (1520-1567), né à Dubrovnik, est le plus grand dramaturge croate (comédies).
— Petar Zoranic, né à Zadar en 1508, écrit Planine (Les Montagnes).
— Ivan Gundulic (1588-1638), est l’un des plus grands poètes croates de tous les temps : Osman, Dubravka…
— Dinko Ranjina (1536-1607) poète de Dubrovnik, dont plusieurs vers ont été traduits de l’italien en français par le poète français de la Pléiade, Philippe Desportes.
Parmi d’autres productions littéraires croates, on peut noter plusieurs ouvrages sur l’histoire de la Croatie dont :
— Marko Marulic : Regnum Dalmatiae et Croatiae Gesta (1521).
— Antun de Vramec (1538-1588) : Chronique Vezda en 1578.
— Pavao Ritter Vitezovic (1652-1713) : Croatia rediviva en 1700.
— Ivan Lucic (Lucius “le Dalmate”, 1604-1679) : De Regno Dalmatiae, Croatiae et Slavoniae Amsterdam, 1666, 1668 ; Venise, 1673.
— Juraj Ratkaj : Memoria regnum et banorum Regnorum Dalmatiae, Croatiae et Slavoniae (Vienne, 1562)
— Adam Kucelic (1715-1778) : Après des études à Rome et à Bologne, il est nommé chanoine de Zagreb. Adepte des Lumières, il écrit plusieurs œuvres historiques, dont l’histoire de l’évêché de Zagreb.
Quand est-ce qu'on mange à l'Officine, chez les gangsters ?
Re: Déblocage Dreyfusard (11.11.07)
Ah Rantanplan vient à la rescousse: merci
Que rajouter à tout cela?
Si deux petits points complémentaires qui vous feront sourire:
1° l existe encore une autre version de la fable, celle-ci carrèment ubuesque: c'est Bernard Kouchner (à la tête de l'administration de l'ONU en 99) qui aurait fait venir les Albanais (donc après le conflit). Ce n'est néammoins pas un Serbe qui m'a sorti ce bobard, mais un Français, non issu de la PED, mais à qui quelque chose avait manifestement échappé.
2° Les Serbes nous ont bien parlé au moins une fois du nettoyage etnique de 1878: c'est dans "Bosnie, le sang du pétrole" du Gallois où cela se trouve, noyé dans la confusion générale. C'est un des éléments qui m'ont d'ailleurs amené à la conclusion que ce n'était pas bombinette le véritable auteur du bouquin: il ne pouvait pas savoir.
Que rajouter à tout cela?
Si deux petits points complémentaires qui vous feront sourire:
1° l existe encore une autre version de la fable, celle-ci carrèment ubuesque: c'est Bernard Kouchner (à la tête de l'administration de l'ONU en 99) qui aurait fait venir les Albanais (donc après le conflit). Ce n'est néammoins pas un Serbe qui m'a sorti ce bobard, mais un Français, non issu de la PED, mais à qui quelque chose avait manifestement échappé.
2° Les Serbes nous ont bien parlé au moins une fois du nettoyage etnique de 1878: c'est dans "Bosnie, le sang du pétrole" du Gallois où cela se trouve, noyé dans la confusion générale. C'est un des éléments qui m'ont d'ailleurs amené à la conclusion que ce n'était pas bombinette le véritable auteur du bouquin: il ne pouvait pas savoir.
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