LE de JGM avec Christophe Mounicq du 01/06/2007
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Re: LE de JGM avec Christophe Mounicq du 01/06/2007
Remettre la sécu A SA PLACE de simple assurance de droit commun
Voilà corrigé le lapsus
Voilà corrigé le lapsus
Re: LE de JGM avec Christophe Mounicq du 01/06/2007
Le monsieur qui a été soigné d'un cancer devrait dire que la médecine fonctionne encore bien, elle a de beaux restes,
Pour ce qui est de la sécu c'est autre chose.
Pour ce qui est de la sécu c'est autre chose.
Re: LE de JGM avec Christophe Mounicq du 01/06/2007
Etes-vous sûrs d'avoir bien compris?
Moi, j'ai compris que monsieur Mohamed (béni soit son nom) a été soigné d'un grave cancer. Au cerveau par exemple. Il a été bien soigné, mais cela a laissé quand même des séquelles...
Moi, j'ai compris que monsieur Mohamed (béni soit son nom) a été soigné d'un grave cancer. Au cerveau par exemple. Il a été bien soigné, mais cela a laissé quand même des séquelles...
Re: LE de JGM avec Christophe Mounicq du 01/06/2007
Elle serait bien moins coûteuse et bien plus efficace si elle n'était pas aux mains de syndicats socialocommunistes, rouages d'un état républicain soviétîde.
De plus, sa situation monopolistique lui confère une puissance qui catalyse sa capacité à nuire.
Cet organisme, ce machin terrifiant, véritable état dans l'état a un chiffre d'affaires supérieur à n'importe quelle société européenne.
Quant à la médecine, elle en a subi le poids, c'est à dire l'esprit de fonctionnarisation et la gabegie.
De plus, sa situation monopolistique lui confère une puissance qui catalyse sa capacité à nuire.
Cet organisme, ce machin terrifiant, véritable état dans l'état a un chiffre d'affaires supérieur à n'importe quelle société européenne.
Quant à la médecine, elle en a subi le poids, c'est à dire l'esprit de fonctionnarisation et la gabegie.
On a besoin de nous.
Re: LE de JGM avec Christophe Mounicq du 01/06/2007
D'après Bernard Debré chef de service en urologie à l'hôpital Cochin, au debut de sa carrière il y avait beaucoup plus de médicaux que d'administratifs dans les hôpitaux.
Aujoud'hui, la porportion est inverse: préthore de directeur, sous directeurs, chef grand et petit, qui pompent les moyens fianciers inutilement. Plus l'application des 35 heures.
Le syndrôme français de l'abération.
Aujoud'hui, la porportion est inverse: préthore de directeur, sous directeurs, chef grand et petit, qui pompent les moyens fianciers inutilement. Plus l'application des 35 heures.
Le syndrôme français de l'abération.
Re: LE de JGM avec Christophe Mounicq du 01/06/2007
Il y a surtout pléthore de paperasses à remplir et donc de secrétariat pour ce faire. Et comme les budgets sont limités et, si j'ose cette énormité, les soins facultatifs mais les paperasses obligatoires, on embauche des administratifs plutôt que des infirmiers. Sans parler des médecins. CQFD.
"Une des règles du bonheur universel est la suivante : toujours se méfier des accessoires censés simplifier la vie qui pèsent moins lourd que leur manuel d'utilisation." (Terry Pratchett)

Guinevere- Pilier du forum
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Re: LE de JGM avec Christophe Mounicq du 01/06/2007
Vialatte explique dans une de ses chroniques comment la sécurité sociale a si longtemps bien fonctionné : il y avait des vignettes. Qui étaient gommées et même pas autocollantes. Il fallait glisser un couteau dessous, d'un coup sec détacher la vignette, mais sans la déchirer, puis la coller sur une feuille trop petite pour contenir toutes les vignettes.
« Et si l'on y arrive, l'administration, impressionnée, rembourse le médicament. »
Ce n'est donc pas la paperasse qui tue la sécu. C'est la modernisation de la paperasse.
« Et si l'on y arrive, l'administration, impressionnée, rembourse le médicament. »
Ce n'est donc pas la paperasse qui tue la sécu. C'est la modernisation de la paperasse.
Re: LE de JGM avec Christophe Mounicq du 01/06/2007
Nous maintiendrons - Membre revendiqué de l'OFFICINE - La doc du FL

Victor le chacal- particulièrement hargneux
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Re: LE de JGM avec Christophe Mounicq du 01/06/2007
Je parlais des hôpitaux, pas directement de la sécu... D'accord, la paperasse, désormais, c'est sur informatique, mais il faut toujours autant de temps pour remplir un formulaire. Et je suis sûre que vous n'avez jamais entendu parler du GBEA et de son équivalent hospitalier...
http://bioch.ap-hop-paris.fr/gbea/textes/texte%20gbea.htm
En particulier :
Pour un petit labo d'analyses, celui de ma cousine par alliance, nous avons travaillé à trois (elle et la famille) 18 heures par jour pendant trois semaines pleines rien que pour établir ces instructions écrites obligatoires. Heureusement qu'elle avait de la famille dispo, sinon le labo aurait du fermer au moins deux mois pour s'acquitter du pensum.
http://bioch.ap-hop-paris.fr/gbea/textes/texte%20gbea.htm
En particulier :
I. - 2.10. Procédures:
Instructions écrites, propres à chaque laboratoire, décrivant les opérations à effectuer, les précautions à prendre, les mesures à appliquer, dans le laboratoire.
Pour un petit labo d'analyses, celui de ma cousine par alliance, nous avons travaillé à trois (elle et la famille) 18 heures par jour pendant trois semaines pleines rien que pour établir ces instructions écrites obligatoires. Heureusement qu'elle avait de la famille dispo, sinon le labo aurait du fermer au moins deux mois pour s'acquitter du pensum.
"Une des règles du bonheur universel est la suivante : toujours se méfier des accessoires censés simplifier la vie qui pèsent moins lourd que leur manuel d'utilisation." (Terry Pratchett)

Guinevere- Pilier du forum
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Age : 61
Localisation : Au royaume arthurien
Re: LE de JGM avec Christophe Mounicq du 01/06/2007
Hum, effectivement, je n'avais pas l'idée qu'il existât des GBEA, mais sachant en revanche à quoi ressemble l'établissement des procédures dans le cadre d'une assurance qualité, j'imagine que quand en plus les normes en sont édictées par une administration sanitaire française, ça doit encore être pire. Ce qui donne une idée de l'infini. 
Re: LE de JGM avec Christophe Mounicq du 01/06/2007
La blague du jour : rémunérer les travailleurs !
Par Le Révolutionnaire bleu.
(voir aussi son émission du 14 juillet 2007 sur Reichman TV)
Triste constat : aujourd'hui, en France, les journalistes anars de gauche sont les plus intéressants. Ils sont les seuls à exprimer des avis critiques. Certes, ils raisonnent souvent de travers. Mais au moins tentent-ils des raisonnements. C’est mieux qu’ailleurs, où il ne s’écrit, ni ne se dit plus rien qui soit raisonné. C'est en lisant le Canard Enchaîné, ou Marianne qu'on trouve quelques informations intéressantes. Et des analyses qui ont le mérite d’exister.
Ainsi dans le Canard Enchaîné du 11 juillet, les deux premières « minimares » (brèves pour le canard) sont instructives. La première évoque un record de l’Etat français :« Constat de la Commission européenne : La France est désormais le premier pays de la zone euro en termes de dépenses publiques : 53,2% du PIB, devant la Finlande »
Quel beau résultat ! Après cinq années de gouvernement UMP, nous sommes enfin devenu le pays le plus communiste d’Europe. Bravo la fausse droite ! Bravo la droite étatiste ! Bravo la drauche ! Hip hip hip hourra ! L’Etat le plus omniprésent de la zone euro, l’Etat le plus adipeux et l'Etat le plus paralysant. Certains s’étonnent qu’en 2006 nous ayons eu le deuxième taux de chômage le plus élevé et le deuxième taux de croissance le plus faible de la zone. Ils ont raison : nous devrions être deux fois derniers. Qu’ils se rassurent : cela sera bientôt le cas. Par la grâce de nos ponctionnaires bien aimés.
La deuxième minimare concerne la performance de l’économie française :« L’excédent commercial allemand a atteint en mai 17,5 milliards d’euros, et le déficit commercial de la France 5,7 milliards d’euros ».
Cocorico ! Si c’est pas la preuve qu’on est les meilleurs. Non, non : ce ne sont pas les statistiques en francs et sur l’année. C'est en euros, et sur un seul mois. L’Allemagne est plus compétitive qu’elle ne l’a jamais été, pendant que nous nous effondrons. Avec le même euro fort que dénonce Nicolas Sarkozy : cherchez l’erreur. Alors étonnez-vous que les Allemands nous rient au nez lorsque nous demandons à rediscuter la politique monétaire. Eh oui : l’euro n’explique pas tout. Loin de là.
Ici encore, c’est l’Etat, le grand responsable. Avec ses systèmes éducatifs et sociaux inadaptés, "la fabrique à crétins" et "la fabrique à fainéants", qui découragent l’effort et le travail, notre Etat, si mal dirigé par nos fonctionnaires, nous enfonce chaque jour davantage.
Ces deux faits sont liées. Notre Etat omniprésent plombe nos entrepreneurs et nos travailleurs. Et avec elles, nos niveaux de vie. Cela devrait susciter un gigantesque débat. A la place on nous sert des micro-mesures dérisoires.
Regarder le journal de France 3 du dimanche 22 juillet au soir est instructif. Une grande affaire préoccupe notre Président : le sort des infirmières bulgares condamnées à mort en Libye. Certes, c’est là une dramatique histoire. Mais qu’en avons nous à faire ? En quoi est-ce une priorité pour les 65 millions d’habitants de France ? Nous nageons en plein délire : L’Etat français étouffe l’économie française, et son chef s’occupe du sort d’infirmières bulgares ! A-t-il un lien de parenté avec ces Bulgares, notre Hongrois national ? Personne pour lui hurler :Sárközi, occupe toi de la France et des Français !
Dans le même journal de France 3, on apprend que le premier ministre fantôme, Fillon, a été à Argenteuil. Le secrétaire d’Etat socialiste Martin Hirsch, aurait réitéré le constat fait depuis plus de dix ans déjà : on gagne trop peu à travailler en France. Certains perdent même de l’argent quand ils se mettent à travailler. Ils vivent mieux de l’assistanat que du travail. Bravo : j’avais déjà entendu des députés faire ce constat il y a plus de dix ans à l’Assemblée. Dix ans pour que cela passe des oreilles des ministres à leurs cerveaux! Puisqu'on vous dit que notre classe politique est excellente !
A la télé, une brave dame explique au gentil Fifi et au frère Martin, que si elle prenait un emploi à mi-temps, elle perdrait toutes les allocations qui accompagnent son RMI : allocation logement, CMU etc. et que comme en plus elle devrait payer ses transports, au total l’opération serait perdante. Frère Martin et Fifi ont donc mis en place un système très compliqué dont le nom, RSA, n'a pas davantage d'intérêt que le système en lui-même. Ce système devrait permettre à la brave dame de ne plus perdre de l’argent si elle se mettait à travailler. Par contre, le journaliste explique qu'elle n'en gagnera toujours pas davantage. Faudrait quand même pas exagérer : améliorer son niveau de vie en travaillant ! Tous en choeur : Hahaha. Ha-ha-ha. HA-HA-HA. Non mais! Ca va pas la tête? C’est bien un raisonnement d'ultra-libéral suppôt du capitalisme, ça.
Pas question ! Nous sommes de gauche nous autres, les hommes et les femmes de gouvernement. Et le communisme demeure une magnifique idée.
D’ailleurs, dans le Canard Enchaîné du 18 juillet, on apprend que Sarkozy est « de plus en plus ouvert » :« Le chef de l’Etat l’affirme haut et fort à la plupart de ses visiteurs, il ira plus loin en matière d’ouverture : Je ne m’arrêterai pas en si bon chemin, je vous surprendrai »
La surprise ?« Le rêve de Sarko, c’est de convaincre des communistes d’accepter des missions ».
Le Président essaierait d'embaucher Jean-Claude Gayssot et Robert Hue.
Puisqu'on te dit que pour toute la classe politique française, y compris le Sárköz, le communisme est une grande idée et les communistes des gens très bien!
Dire que certains cornards ont cru que Sarko était de droite et libéral.
Marianne du 14 juillet titrait :« Politique : Les Cocus »
Là aussi, c'est dans la presse de gauche que se font les meilleures analyses.
« La vraie droite effarée par un pouvoir sarkozyste qui intègre la gauche caviar et soixante-huitarde, creuse les déficits et relance l’immigration »
Marianne titre sur "la vraie droite". Mais quel parti appartient à "la vraie droite" ? En dehors de la Révolution bleue, on cherchera vainement le mouvement politique qui tente de la représenter.
Quand est-ce qu'on mange à l'Officine, chez les gangsters ?
Dernière édition par le Sam 28 Juil 2007, 16:13, édité 1 fois
Re: LE de JGM avec Christophe Mounicq du 01/06/2007
« L’excédent commercial allemand a atteint en mai 17,5 milliards d’euros, et le déficit commercial de la France 5,7 milliards d’euros ».
Cocorico ! Si c’est pas la preuve qu’on est les meilleurs. Non, non : ce ne sont pas les statistiques en francs et sur l’année. C'est en euros, et sur un seul mois. L’Allemagne est plus compétitive qu’elle ne l’a jamais été, pendant que nous nous effondrons. Avec le même euro fort que dénonce Nicolas Sarkozy : cherchez l’erreur. Alors étonnez-vous que les Allemands nous rient au nez lorsque nous demandons à rediscuter la politique monétaire. Eh oui : l’euro n’explique pas tout. Loin de là.
Ici encore, c’est l’Etat, le grand responsable. Avec ses systèmes éducatifs et sociaux inadaptés, "la fabrique à crétins" et "la fabrique à fainéants", qui découragent l’effort et le travail, notre Etat, si mal dirigé par nos fonctionnaires, nous enfonce chaque jour davantage.
Tiens, pourquoi pas une comparaison avec les USA (700 milliards de dollars de déficit commercial)? Argumentation bien spécieuse tout de même. Mounicq rejoindrait-il des analyses à la Emmanuel Todd jugeant la compétitivité d'une économie à l'aune de sa balance commerciale? Pour le reste, plutôt d'accord.
Mais quel parti appartient à "la vraie droite" ? En dehors de la Révolution bleue, on cherchera vainement le mouvement politique qui tente de la représenter.
Le FN et le MPF... à la rigueur, le CNI.. Quant à la révolution bleue, elle me semble mal en point. L'échec de Sarkozy pourrait cependant lui redonner quelques couleurs.
Memento audere semper.
Re: LE de JGM avec Christophe Mounicq du 01/06/2007
Mounicq rejoindrait-il des analyses à la Emmanuel Todd jugeant la compétitivité d'une économie à l'aune de sa balance commerciale?
C'est plutôt l'évolution qui est significative, ainsi que sa raison sous-jacente : la France, et en particulier les hommes de l'État, s'endettent pour payer les dépenses courantes. Et la discussion sur l'Euro révèle avec éclat que c'est une mauvaise monnaie, par construction inadaptée aux conditions d'ajustement dans la plupart des pays.
Quand est-ce qu'on mange à l'Officine, chez les gangsters ?
Re: LE de JGM avec Christophe Mounicq du 01/06/2007
Julien Mart a écrit
construction pour le moins discutable.
L'année prochaine, il y aura dix ans que les taux de change spot des monnaies nationales - à quoi il a été substitué - et que les taux d'intérêt à court terme spot d'icelles auront été verrouillés par les hommes de l'Etat une bonne fois pour toutes pour lui donner existence.
La balance commerciale d'une économie monétaire n'a aucune espèce d'importance dans un monde de liberté pour la raison qu'il y a ajustement des prix en permanence et pour la conséquence qu'il y a équilibre de la balance : son solde est nul.
De plus, à supposer qu'il ne soit pas nul, il est alors égal en valeur absolue au solde de la balance des capitaux. Et dans ce cas, la balance des paiements est globalement équilibrée : son solde est nul.
Il en est ainsi parce qu'un solde non nul de la balance commerciale d'une économie monétaire va de pair avec un solde non nul et de signe contraire de la balance des capitaux. Bref, la balance des paiements est globalement équilibrée, et son ajustement se fait par l'ajustement de la balance commerciale et de la balance des capitaux.
Soit dit en passant, des soldes non nuls, on peut déduire les sens dans lesquels les ajustements de prix auraient du se faire, ne se sont pas faits et se feront toutes choses égales par ailleurs.
Dans une économie monétaire où des prix ont été fixés une fois pour toutes, il en est différemment : les prix en question ne bougeront pas jusqu'au jour où les hommes de l'Etat qui les avaient fixés devront revenir sur leur décision et les fixer à d'autres niveaux. Et cela jusqu'au jour où ils renonceront à les fixer, convaincus qu'ils seront alors de l'inanité de ce qu'ils auront fait dans le passé.
Dans le cas de l'économie de l'euro, expérience sans précédent rappelons-le, la balance des paiements en question n'est pas celle de la France ou de l'Allemagne.
C'est celle de l'économie résultant désormais des 13 économies des pays à Etat de l'euro. De même que du temps du franc français, la Banque de France n'avait pas l'idée de calculer la balance des paiements de Nice ou de la Beauce, de même, à l'époque actuelle de l'euro, la Banque centrale européenne se moque de la balance des paiements de la France ou de celle de l'Allemagne.
Et la balance de l'économie de l'euro est globalement équilibrée.
Dans la mesure où l'équilibre cache des déséquilibres de la balance du commerce extérieur et de la balance des capitaux - des balances "peau de panthère" relativement aux différents pays -, ces déséquilibres ne peuvent qu'être momentanés et vont disparaître par variation des prix.
Si les balances nationales sont évoquées par des commentateurs comme si l'euro n'était pas d'actualité, c'est que, par exemple, en France, les commentateurs vivent dans le passé
, qu'il y a un ministère du commerce extérieur et il faut bien que le ministre et ses accolytes "travaillent" ou donnent l'impression de travailler
: n'est-il pas meilleur travail que de faire, chaque mois, un commentaire de la balance du commerce extérieur ?
C'est aussi que, désormais, rien ne peut faire que la balance des paiements de la France soit simplement "globalement équilibrée". L'euro - et l'organisation monétaire qui le sous-tend - fait que la balance globale peut autant l'être que ne pas l'être, et dans ce dernier cas, celui du déséquilibre global, il peut autant s'agir d'un déficit que d'un excédent.
La balance du commerce extérieur de la France est déficitaire et celle de l'Allemagne est excédentaire, soit. Des ajustements de prix auraient du être pratiqués et ne l'ont donc pas été. Le seront-ils ? Devront-ils l'être ?Dans quel sens ?
Quid en effet de leurs balances des capitaux respectives ?
Quid de leurs balances globales respectives ? Dans chaque pays, le solde de la balance du commerce est-il égal - au signe près - au solde de la balance des capitaux ?
Ou bien la France a-t-elle une balance globalement déficitaire ou excédentaire ?
Quid de l'Allemagne ?
En vérité, les réponses à toutes ces questions dépendent fondamentalement
primo des politiques budgétaires des pays de l'euro, i.e. de la fiscalité, des dépenses publiques et du solde budgétaire choisis dans chaque pays, et secundo de la confiance du marché financier dans les conséquences de ces politiques (en particulier, l'évolution de l'endettement).
Et tout cela pour autant que l'euro continuera à exister, qu'il n'y aura pas eu de "clash"
dans le marché politique de l'euroland
.

L'euro est une monnaie politique régionale sans précédent, résultat d'uneMounicq rejoindrait-il des analyses à la Emmanuel Todd jugeant la compétitivité d'une économie à l'aune de sa balance commerciale?
construction pour le moins discutable.L'année prochaine, il y aura dix ans que les taux de change spot des monnaies nationales - à quoi il a été substitué - et que les taux d'intérêt à court terme spot d'icelles auront été verrouillés par les hommes de l'Etat une bonne fois pour toutes pour lui donner existence.
La balance commerciale d'une économie monétaire n'a aucune espèce d'importance dans un monde de liberté pour la raison qu'il y a ajustement des prix en permanence et pour la conséquence qu'il y a équilibre de la balance : son solde est nul.De plus, à supposer qu'il ne soit pas nul, il est alors égal en valeur absolue au solde de la balance des capitaux. Et dans ce cas, la balance des paiements est globalement équilibrée : son solde est nul.
Il en est ainsi parce qu'un solde non nul de la balance commerciale d'une économie monétaire va de pair avec un solde non nul et de signe contraire de la balance des capitaux. Bref, la balance des paiements est globalement équilibrée, et son ajustement se fait par l'ajustement de la balance commerciale et de la balance des capitaux.
Soit dit en passant, des soldes non nuls, on peut déduire les sens dans lesquels les ajustements de prix auraient du se faire, ne se sont pas faits et se feront toutes choses égales par ailleurs.
Dans une économie monétaire où des prix ont été fixés une fois pour toutes, il en est différemment : les prix en question ne bougeront pas jusqu'au jour où les hommes de l'Etat qui les avaient fixés devront revenir sur leur décision et les fixer à d'autres niveaux. Et cela jusqu'au jour où ils renonceront à les fixer, convaincus qu'ils seront alors de l'inanité de ce qu'ils auront fait dans le passé.
Dans le cas de l'économie de l'euro, expérience sans précédent rappelons-le, la balance des paiements en question n'est pas celle de la France ou de l'Allemagne.
C'est celle de l'économie résultant désormais des 13 économies des pays à Etat de l'euro. De même que du temps du franc français, la Banque de France n'avait pas l'idée de calculer la balance des paiements de Nice ou de la Beauce, de même, à l'époque actuelle de l'euro, la Banque centrale européenne se moque de la balance des paiements de la France ou de celle de l'Allemagne.
Et la balance de l'économie de l'euro est globalement équilibrée.
Dans la mesure où l'équilibre cache des déséquilibres de la balance du commerce extérieur et de la balance des capitaux - des balances "peau de panthère" relativement aux différents pays -, ces déséquilibres ne peuvent qu'être momentanés et vont disparaître par variation des prix.
Si les balances nationales sont évoquées par des commentateurs comme si l'euro n'était pas d'actualité, c'est que, par exemple, en France, les commentateurs vivent dans le passé
, qu'il y a un ministère du commerce extérieur et il faut bien que le ministre et ses accolytes "travaillent" ou donnent l'impression de travailler
: n'est-il pas meilleur travail que de faire, chaque mois, un commentaire de la balance du commerce extérieur ?
C'est aussi que, désormais, rien ne peut faire que la balance des paiements de la France soit simplement "globalement équilibrée". L'euro - et l'organisation monétaire qui le sous-tend - fait que la balance globale peut autant l'être que ne pas l'être, et dans ce dernier cas, celui du déséquilibre global, il peut autant s'agir d'un déficit que d'un excédent.
La balance du commerce extérieur de la France est déficitaire et celle de l'Allemagne est excédentaire, soit. Des ajustements de prix auraient du être pratiqués et ne l'ont donc pas été. Le seront-ils ? Devront-ils l'être ?Dans quel sens ?
Quid en effet de leurs balances des capitaux respectives ?
Quid de leurs balances globales respectives ? Dans chaque pays, le solde de la balance du commerce est-il égal - au signe près - au solde de la balance des capitaux ?
Ou bien la France a-t-elle une balance globalement déficitaire ou excédentaire ?
Quid de l'Allemagne ?
En vérité, les réponses à toutes ces questions dépendent fondamentalement
primo des politiques budgétaires des pays de l'euro, i.e. de la fiscalité, des dépenses publiques et du solde budgétaire choisis dans chaque pays, et secundo de la confiance du marché financier dans les conséquences de ces politiques (en particulier, l'évolution de l'endettement).Et tout cela pour autant que l'euro continuera à exister, qu'il n'y aura pas eu de "clash"
dans le marché politique de l'euroland
.
Re: LE de JGM avec Christophe Mounicq du 01/06/2007
Merci pour ces précisions intéressantes, M Lane.
Memento audere semper.
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