Monsieur Serge de Beketch a tout faux ...
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Re: Monsieur Serge de Beketch a tout faux ...
A Rantanplan : recht herlzlichen Dank ! Was sagen will ich mit einem Blick übersehen Sie, er nicht ! um so schlimmer ! Ist Erlkönig wharhaftig ein Deutsche ?
A Erlkönig (je vous cite pas car votre texte pue) :
1° Vous prétendez me saluer courtoisement mais votre mépris est de plomb. Reprenez vos ordures.
2° Vous trouvez mon texte trop court, je le trouvais trop long. Des goûts et des couleurs…
3° Sur le fond, car je vois bien que vous n'avez rien compris : Mon innocente intervention ne m'a pas été brusquement inspirée par quelqu'excès de thé. Elle se référait aux réflexions finales des deux intervenants précédents. Lisez-vous soigneusement tous les messages ? Mon pauvre ami, cela n'allait pas plus loin qu'un petit trait d'humour pour amuser le lecteur. Je ne pense pas avoir mérité vos grossièretés.
A Erlkönig (je vous cite pas car votre texte pue) :
1° Vous prétendez me saluer courtoisement mais votre mépris est de plomb. Reprenez vos ordures.
2° Vous trouvez mon texte trop court, je le trouvais trop long. Des goûts et des couleurs…
3° Sur le fond, car je vois bien que vous n'avez rien compris : Mon innocente intervention ne m'a pas été brusquement inspirée par quelqu'excès de thé. Elle se référait aux réflexions finales des deux intervenants précédents. Lisez-vous soigneusement tous les messages ? Mon pauvre ami, cela n'allait pas plus loin qu'un petit trait d'humour pour amuser le lecteur. Je ne pense pas avoir mérité vos grossièretés.
Re: Monsieur Serge de Beketch a tout faux ...
Ma chère!
Combien c'est d'une Autorité toute virile, digne de ces belles frondeuses que nous connûmes jadis, et dont nous rêvons encore, que vous passez allégrement, retroussant vos vertugadins, laissant là basques, rubans et ganses, lavallière et noeuds à la Fontanges, appareils gracieux d'une féminité digne des Olympes peints par Monsieur Mignard, de la ruelle bleue d'Artémise aux barricades de Monsieur le Coadjuteur de Gondi, - ainsi que jadis, lorsque la fleur de l'esprit d'insolence et de chevalerie de notre vieille France monta sur les pavés érigés en remparts, afin de défier la tyrannie royalement illégitime du Signor Mazzarini, personnage qui fut à lui-seul l'onctueux et retors antécédent, revêtu de la pourpre robe d'une cardinale hypocrisie d'esprit et de moeurs, à la vilenie félone de Monseigneur le Régent-Lune.
Qu'avec une autorité de Grande Mademoiselle qui serait un d'Artagnan, d'une Célimène qui se révélerait un grand Cyrus, d'une Céphise qui se fût changée en Alexandre, vous rabrouez le caquet et la pesante insolence de ce lourdaud germain à l'imprononçable patronyme, que je ne vis oncques à la Cour, même dans les entourages de Madame, Princesse Baratine, elle-même, pourtant par trop amatrice de ces indigestes curiosités d'outre-Rhin!...
Ma chère, laissez là les fards, et faites, avec nous, parler la poudre : joignez vous de plus près encore à notre combat contre l'imposture qui règne, et qu'incarne à lui seul le méchant homme qui a dépossédé le Royaume de l'héritage du feu Roi Jean!
Chaussez vos bottes de cavalier, revêtez l'armure, lacez le corset de la cuirasse sur votre gorge que je rêve exquise, - enserrez de fer vaillant ces beaux fruits de votre féminité la plus insolente, et soyez Amazone enfin, pour nous plaire! Le casque ne messiéra point à l'or de vos cheveux, et vous serez devenue, ainsi vêtue et armée, le plus exquis des troublants travestis, tel qu' Achille lui-même, lorsqu'il s'était caché parmi les filles du Roi Lycomède, fût passé, sans l'aide de la ruse de Mercure, qui lui fit voir l'éclat d'un glaive, afin de le mieux confondre, pour la plus douce et aimable des princesses...
Je vous salue, fort émerillonné de cette perspective de vous rêver, ou vous voir un jour ainsi changée d'apparence, et gardant néanmoins, sous celle-ci, les charmes de tout votre Sexe, ô nouvelle Chevalière de Maupin, en qui le vêtement d'homme déguisait si bien les plus troublants secrets de femme!
S. - S.
Combien c'est d'une Autorité toute virile, digne de ces belles frondeuses que nous connûmes jadis, et dont nous rêvons encore, que vous passez allégrement, retroussant vos vertugadins, laissant là basques, rubans et ganses, lavallière et noeuds à la Fontanges, appareils gracieux d'une féminité digne des Olympes peints par Monsieur Mignard, de la ruelle bleue d'Artémise aux barricades de Monsieur le Coadjuteur de Gondi, - ainsi que jadis, lorsque la fleur de l'esprit d'insolence et de chevalerie de notre vieille France monta sur les pavés érigés en remparts, afin de défier la tyrannie royalement illégitime du Signor Mazzarini, personnage qui fut à lui-seul l'onctueux et retors antécédent, revêtu de la pourpre robe d'une cardinale hypocrisie d'esprit et de moeurs, à la vilenie félone de Monseigneur le Régent-Lune.
Qu'avec une autorité de Grande Mademoiselle qui serait un d'Artagnan, d'une Célimène qui se révélerait un grand Cyrus, d'une Céphise qui se fût changée en Alexandre, vous rabrouez le caquet et la pesante insolence de ce lourdaud germain à l'imprononçable patronyme, que je ne vis oncques à la Cour, même dans les entourages de Madame, Princesse Baratine, elle-même, pourtant par trop amatrice de ces indigestes curiosités d'outre-Rhin!...
Ma chère, laissez là les fards, et faites, avec nous, parler la poudre : joignez vous de plus près encore à notre combat contre l'imposture qui règne, et qu'incarne à lui seul le méchant homme qui a dépossédé le Royaume de l'héritage du feu Roi Jean!
Chaussez vos bottes de cavalier, revêtez l'armure, lacez le corset de la cuirasse sur votre gorge que je rêve exquise, - enserrez de fer vaillant ces beaux fruits de votre féminité la plus insolente, et soyez Amazone enfin, pour nous plaire! Le casque ne messiéra point à l'or de vos cheveux, et vous serez devenue, ainsi vêtue et armée, le plus exquis des troublants travestis, tel qu' Achille lui-même, lorsqu'il s'était caché parmi les filles du Roi Lycomède, fût passé, sans l'aide de la ruse de Mercure, qui lui fit voir l'éclat d'un glaive, afin de le mieux confondre, pour la plus douce et aimable des princesses...
Je vous salue, fort émerillonné de cette perspective de vous rêver, ou vous voir un jour ainsi changée d'apparence, et gardant néanmoins, sous celle-ci, les charmes de tout votre Sexe, ô nouvelle Chevalière de Maupin, en qui le vêtement d'homme déguisait si bien les plus troublants secrets de femme!
S. - S.
Dernière édition par le Dim 11 Fév 2007, 18:02, édité 1 fois
Re: Monsieur Serge de Beketch a tout faux ...
Ma gratitude est immense, Duc, mais je crains que vous ne vous moquiez, car je ne suis qu'un petite femme dotée par la Providence d'un peu de courage et d'esprit, ce qui me vaut, d'ailleurs, maintes avanies de la part de ceux aux dépens de qui je ne puis m'empêcher de lancer un bon mot. Les hommes n'acceptent pas d'une femme ne serait-ce qu'une infime portion de ce qu'ils n'hésitent pas à se faire entre eux, comme celà m'est arrivé, il n'y a guère, avec cette personne que vous connaissez, qui a l'habitude de vivre au milieu de chiens et dont j'ai bien compris qu'il n'était que bon et bourru mais qui, je crois, m'aurait volontiers fait dévorer par ses terribles animaux. Je préfère du Germain ne point parler, ce que vous avez dit suffit, et au delà. Je vais donc me retirer puisque j'agace; j'irai dans ma chaumière au bout du village d'où l'on voit à l'horizon la ville usurpée qu'assiègent nos troupes. Assise au coin du feu, et mon chat à mes pieds, un peu triste de ne pas guerroyer, je lirai ce que les gazettes rapportent de nos victoires. Puissè-je y voir aussi vos célèbres discours qui sont pour moi un délice, que je trouve trop rare, et qui me plongent dans la plus grande confusion quand j'en rapproche ma pauvre prose embarrassée. Vous, Duc, triomphez avec les nôtres ! Soyez vainqueur mais soyez prudent. Nini.
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