Henri de l'Urrien
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Re: Henri de l'Urrien
Il serait peu être plus difficile de faire un saint de Pétain si l'on en avait pas fait un martyr de l'épuration-révolution gaullocommuniste.
Dernière édition par le Lun 02 Avr 2007, 19:10, édité 1 fois
On a besoin de nous.
Re: Henri de l'Urrien
Cher et très estimé collega in litteris Malliarakis,
Que le Quinquin soit, à soi seul, à la fois le Bouvard du lieu commun sous vide et le Pécuchet de l'opinion précuite n'est un secret pour aucun auditeur à peu près doué de sens critique, et de bon sens tout court.
Ce sens critique, qui, d'ailleurs (comme le rapelle le superbe extrait de N. Berdaïev que vous avez ailleurs, ici posté) n'est que la plus haute expression de l'esprit de Liberté, et de l'usage que doit faire de celle-ci tout esprit bien né.
Vous me donnez aussi l'occasion de dire (un peu sérieusement) le fond de ma pensée sur le triste sire au teint cireux qui a fait s'abattre sur R.C. la chape de plomb de sa lourde bêtise et de son orgueilleuse ignorance.
Vous stigmatisez (fort justement) ce qui, dans le personnage, sa façon, non de penser, mais d'ordonner ses quelques certitudes en doctrine prête-à porter, demeure le pire danger : cet homme n'est pas libre.
Ce Vicomte collabo, passé au jacobinisme, à l'étatisme aveugle, au socialisme "who dares not speak its name", qui enfile, "pour en avoir l'air", les perles de la morale la plus poussiéreuse et du "droitisme" le plus ranci n'est qu'un fantôme de ce qu'il voudrait paraître (Mme de Sévigné l'eût appellé un "stratagème" d'humanité).
Sa morale (au sens Grec) n'a pas de fond, ni de fondements : elle n'est que de circonstances, d'opportunistes convenances, et de pure convention.
C'est aux origines de ce qu'il est, que son jugement est vicié. Il n'est que la façade de ce qu'il prétend être. Le fruit est véreux, parce que son noyau est celui d'une doxa qui conjoint ensemble tout ce qu'on peut imaginer de contraire à la nature des choses, à la nature humaine, à la lucidité, à la vérité, et à la logique universelle du raisonnement, dans tous les domaines qui relèvent du fonctionnement normal des Etats, des sociétés, des civilisations, et de l'usage souhaitable qu'on doit faire des prolégomènes de la Raison Pure, et de la Raison pratique.
Il n'a pas de jugement, mais que des préjugés. Et qui plus est, des préjugés mal jugés.
A preuve, ce que vous rapportez de ces "idées reçues" dont il "émaille" sa conversation (comme eussent dit, en choeur, MM. Homais et Prudhomme).
A ce propos, quel Flaubert courtoisien pourrait s'attaquer à la recension des perles du Mécompte dans le Rouge, et nous en servir un "dictionnaire" qui vaudrait celui, jadis établi par l'auteur de la "Bovary"?
Ce serait là un régal de connaisseurs, - et, ma foi, un précieux vade-mecum, à l'usage des postulants à l'entrée à l'ENA, - à qui on demande (c'est là la motivation du célèbre "grand oral" de passage auquel on soumet tout candidat), non à avoir des compétences de raisonnement sur toute chose, mais à dire n'importe quoi sur tout sujet, en y mettant le ton de pontifiante et péremptoire ignorance qui dénoncent (immanquablement) l'imbécile dangereux et l'autoritaire incompétent...
Je résumerai volontiers ainsi le principe de déformation "professionnelle" qu'on y inculque : "Soyez bêtes, ou soyez criminels : mais soyez-le toujours sur un ton sans réplique" (mot d'ordre des Terroristes de 93, comme des Bolcheviks de 21, ou encore, de nos excellents candidats actuels à la magistrature, purs produits, comme Quinquin, d'un système qui fait, sans scrupules, passer, depuis deux siècles, ses attentats à l'Humanisme millénaire de la civilisation occidentale par pertes et profits de ses égarements totalitaires-collectivistes)...
Bref, fossoyeur de l'intelligence et ennemi de la Liberté (ce qui est tout un), Quinquin est le produit-type de ce que deux cents ans de fonctionnarisation, et de fonctionnalisation de toute chose (société, économie, intellect, arts et sciences) peut donner : un monstre mou d'autoritarisme, un caractère standardisé, doté d'un mode de pensée qui opère, non plus même selon les catégories d'Aristote ou de Saint Thomas d'Aquin, mais selon une monstrueuse et générale entreprise de mise aux normes de la pensée, sommée de rentrer dans les petites cases d'un univers de réflexion réduit au formulaire.
Le monde, pour un tel individu, n'est sûremment pas la "volonté de représentation" chère à Schopenauer, - mais la juxtaposition (sans connexions entre elles) de minuscules évidences, réduites à la plus simple expression de leur inanité.
Un Himalaya d'idées reçues : d'idées reçues qu'on ne voudrait pas recevoir chez soi, ni dans n'importe quelle bonne maison où l'on pense.
Quinquin? Un esclave : de ses préjugés, de ses idées bêtes (bêtes parce que fausses, et méchantes parce que bêtes), de sa conception étriquée, de sa paresse intellectuelle : un gratte-papier qui se croit écrivain, un tabellion qui se croit penseur, un bedeau qui s'imroviserait théologien.
C'est là le drame : que cet esclave (qui s'ignore!) se prenne pour un maître.
Il n'est de pire tyrannie que celle qu'imposent ceux qui ne sont pas nés pour être maîtres, - c'est à dire, qui ne se sont jamais donné les moyens d'être libres.
Ceux-là sont méchants par impuissance, et nuisibles par ignorance. Mais plus que tout : c'est leur inconscience d'eux-mêmes qui les rend dangereux.
CQFD.
Littérairement à Vous.
S.-B.
Que le Quinquin soit, à soi seul, à la fois le Bouvard du lieu commun sous vide et le Pécuchet de l'opinion précuite n'est un secret pour aucun auditeur à peu près doué de sens critique, et de bon sens tout court.
Ce sens critique, qui, d'ailleurs (comme le rapelle le superbe extrait de N. Berdaïev que vous avez ailleurs, ici posté) n'est que la plus haute expression de l'esprit de Liberté, et de l'usage que doit faire de celle-ci tout esprit bien né.
Vous me donnez aussi l'occasion de dire (un peu sérieusement) le fond de ma pensée sur le triste sire au teint cireux qui a fait s'abattre sur R.C. la chape de plomb de sa lourde bêtise et de son orgueilleuse ignorance.
Vous stigmatisez (fort justement) ce qui, dans le personnage, sa façon, non de penser, mais d'ordonner ses quelques certitudes en doctrine prête-à porter, demeure le pire danger : cet homme n'est pas libre.
Ce Vicomte collabo, passé au jacobinisme, à l'étatisme aveugle, au socialisme "who dares not speak its name", qui enfile, "pour en avoir l'air", les perles de la morale la plus poussiéreuse et du "droitisme" le plus ranci n'est qu'un fantôme de ce qu'il voudrait paraître (Mme de Sévigné l'eût appellé un "stratagème" d'humanité).
Sa morale (au sens Grec) n'a pas de fond, ni de fondements : elle n'est que de circonstances, d'opportunistes convenances, et de pure convention.
C'est aux origines de ce qu'il est, que son jugement est vicié. Il n'est que la façade de ce qu'il prétend être. Le fruit est véreux, parce que son noyau est celui d'une doxa qui conjoint ensemble tout ce qu'on peut imaginer de contraire à la nature des choses, à la nature humaine, à la lucidité, à la vérité, et à la logique universelle du raisonnement, dans tous les domaines qui relèvent du fonctionnement normal des Etats, des sociétés, des civilisations, et de l'usage souhaitable qu'on doit faire des prolégomènes de la Raison Pure, et de la Raison pratique.
Il n'a pas de jugement, mais que des préjugés. Et qui plus est, des préjugés mal jugés.
A preuve, ce que vous rapportez de ces "idées reçues" dont il "émaille" sa conversation (comme eussent dit, en choeur, MM. Homais et Prudhomme).
A ce propos, quel Flaubert courtoisien pourrait s'attaquer à la recension des perles du Mécompte dans le Rouge, et nous en servir un "dictionnaire" qui vaudrait celui, jadis établi par l'auteur de la "Bovary"?
Ce serait là un régal de connaisseurs, - et, ma foi, un précieux vade-mecum, à l'usage des postulants à l'entrée à l'ENA, - à qui on demande (c'est là la motivation du célèbre "grand oral" de passage auquel on soumet tout candidat), non à avoir des compétences de raisonnement sur toute chose, mais à dire n'importe quoi sur tout sujet, en y mettant le ton de pontifiante et péremptoire ignorance qui dénoncent (immanquablement) l'imbécile dangereux et l'autoritaire incompétent...
Je résumerai volontiers ainsi le principe de déformation "professionnelle" qu'on y inculque : "Soyez bêtes, ou soyez criminels : mais soyez-le toujours sur un ton sans réplique" (mot d'ordre des Terroristes de 93, comme des Bolcheviks de 21, ou encore, de nos excellents candidats actuels à la magistrature, purs produits, comme Quinquin, d'un système qui fait, sans scrupules, passer, depuis deux siècles, ses attentats à l'Humanisme millénaire de la civilisation occidentale par pertes et profits de ses égarements totalitaires-collectivistes)...
Bref, fossoyeur de l'intelligence et ennemi de la Liberté (ce qui est tout un), Quinquin est le produit-type de ce que deux cents ans de fonctionnarisation, et de fonctionnalisation de toute chose (société, économie, intellect, arts et sciences) peut donner : un monstre mou d'autoritarisme, un caractère standardisé, doté d'un mode de pensée qui opère, non plus même selon les catégories d'Aristote ou de Saint Thomas d'Aquin, mais selon une monstrueuse et générale entreprise de mise aux normes de la pensée, sommée de rentrer dans les petites cases d'un univers de réflexion réduit au formulaire.
Le monde, pour un tel individu, n'est sûremment pas la "volonté de représentation" chère à Schopenauer, - mais la juxtaposition (sans connexions entre elles) de minuscules évidences, réduites à la plus simple expression de leur inanité.
Un Himalaya d'idées reçues : d'idées reçues qu'on ne voudrait pas recevoir chez soi, ni dans n'importe quelle bonne maison où l'on pense.
Quinquin? Un esclave : de ses préjugés, de ses idées bêtes (bêtes parce que fausses, et méchantes parce que bêtes), de sa conception étriquée, de sa paresse intellectuelle : un gratte-papier qui se croit écrivain, un tabellion qui se croit penseur, un bedeau qui s'imroviserait théologien.
C'est là le drame : que cet esclave (qui s'ignore!) se prenne pour un maître.
Il n'est de pire tyrannie que celle qu'imposent ceux qui ne sont pas nés pour être maîtres, - c'est à dire, qui ne se sont jamais donné les moyens d'être libres.
Ceux-là sont méchants par impuissance, et nuisibles par ignorance. Mais plus que tout : c'est leur inconscience d'eux-mêmes qui les rend dangereux.
CQFD.
Littérairement à Vous.
S.-B.
Re: Henri de l'Urrien
Cette tirrade me fait penser au pillonage des canons lourds allemands sur les forts belges en 1914. On attend que le nuage de poussiere se dissipe pour voir ce qui peut bien rester en dessous... 
Re: Henri de l'Urrien
Nicolas a écrit:On attend que le nuage de poussiere se dissipe pour voir ce qui peut bien rester en dessous...
Des trous.
Re: Henri de l'Urrien
Le remplaçant de Moins qu'Urrien, vient d'annoncer ce soir le retour prochain d'icelui, actuellement occupé à fonder sa propre radio.
On a besoin de nous.
Re: Henri de l'Urrien
OK. Il ne faisait que bouder alors?
Nous maintiendrons - Membre revendiqué de l'OFFICINE - La doc du FL
Re: Henri de l'Urrien
C'était une annonce plutôt vague, en fait, pas forcément l'annonce d'un retour.
Le Fouquereau a seulement précisé que (Pl)Urrien viendrait le remplacer pour l'émission du mois d'août sur RC.
Le Fouquereau a seulement précisé que (Pl)Urrien viendrait le remplacer pour l'émission du mois d'août sur RC.
Re: Henri de l'Urrien
Le Vengeur a écrit:Il serait peu être plus difficile de faire un saint de Pétain si l'on en avait pas fait un martyr de l'épuration-révolution gaullocommuniste.
Si par "saint" vous entendez un saint chrétien, non. Il y a même une légende à effacer.
Je voudrais quand même saluer en lui l'homme, le grand soldat, qui a vraiment fait don de sa personne à son pays.
Amicalement mais fermement.
Re: Henri de l'Urrien
sylvain a écrit:C'était une annonce plutôt vague, en fait, pas forcément l'annonce d'un retour.
C'est la fête du slip, cette radio. Je croyais que Faquen était là pour "éviter que cela ne devienne une pétaudière", comme disaient ses valets de pieds.
Bav.
Nous maintiendrons - Membre revendiqué de l'OFFICINE - La doc du FL
Re: Henri de l'Urrien
Cher Maliarakis,
Je ne faisais que reprendre le terme utilisé par Le Vampire des Loges.
Votre remarque n'en est pas moins opportune.
Je ne faisais que reprendre le terme utilisé par Le Vampire des Loges.
Votre remarque n'en est pas moins opportune.
On a besoin de nous.
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