Annie fait de la résistance
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Re: Annie fait de la résistance
PeterPanPan a écrit:Madame Sous-les-pommiers invitant Jean Raspail (présent aux obsèques du Facho Pansu) pour parler d'un livre paru il y a 30 ans, ils en viennent à fustiger notre époque de plus en plus médiocre, où l'originalité se fait rare. Ils vantent l'humour, les "plaisirs de la vie". Cette critique d'un monde aseptisé et triste, ne serait-ce pas un petit clin d'oeil à l'ambiance qui règne en ce moment chez les Emmurés?
C'est au moins la centième émission de Brassié avec Raspail...
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Re: Annie fait de la résistance
La France est certes le pays où l'on se suicide le plus, mais il n'est pas question de moi.
Leurs vieillent lunes sont, d'après vous, de la purée de pois intellectuelle.
Cette purée était le plat principal, déjà avant l'avènement de l'Endive.
Elle composait également les émissions de Ferré et de ceux que l'Infâme Faquin a virés.
Leurs vieillent lunes sont, d'après vous, de la purée de pois intellectuelle.
Cette purée était le plat principal, déjà avant l'avènement de l'Endive.
Elle composait également les émissions de Ferré et de ceux que l'Infâme Faquin a virés.
Dernière édition par le Ven 26 Oct 2007, 17:03, édité 1 fois
On a besoin de nous.
Re: Annie fait de la résistance
Le Vengeur a écrit:Elle composait également les émissions de Ferré et de ceux que l'Infâme Faquin a virés.
Une fois de plus vous allez un peu vite en besogne. Je ne retrouve pas cela sur www.lumiere101.com
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Re: Annie fait de la résistance
Mais je vous parle de Courtoisie.
Et je réaffirme que ce vous appelez purée de pois intellectuelle composait leurs émissions.
Et je réaffirme que ce vous appelez purée de pois intellectuelle composait leurs émissions.
On a besoin de nous.
Re: Annie fait de la résistance
J'ai dit plus haut qu'on pouvait entendre bien d'autres sons de cloche du temps de Ferré.
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Re: Annie fait de la résistance
Merci pour les "cloches", F:. F:. Victor
...
L'âne Brassotte va (évidemment) prendre ça pour elle !
... L'âne Brassotte va (évidemment) prendre ça pour elle !

Dernière édition par le Ven 26 Oct 2007, 17:31, édité 1 fois
Re: Annie fait de la résistance
On compte toujours quelques fées clochette...
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Re: Annie fait de la résistance
Avec cette nuance : ce sont maintenant des cloches qu'on sonne... au sens où on sonne les femmes de chambre, ou les porteurs de chaise
.
Monseigneur est très bon avec le petit personnel dévoué, - je suis sûr que les meilleurs paillassons (et -sonnes) à la botte auront même droit à leurs étrennes
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.Monseigneur est très bon avec le petit personnel dévoué, - je suis sûr que les meilleurs paillassons (et -sonnes) à la botte auront même droit à leurs étrennes
.Re: Annie fait de la résistance
Sa Seigneurie est dans la gêne en ce moment, mon F:.F:. et n'est pas réputée pour sa gratitude pour la piétaille qu'elle méprise.
Elle envisage de vendre sur CD les funérailles de SdB pour se refaire. Sera-ce suffisant?
Elle envisage de vendre sur CD les funérailles de SdB pour se refaire. Sera-ce suffisant?
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Re: Annie fait de la résistance
Ferré laissait la place à des Gaullistes, en effet.
Mais même les Économistes traitaient plusieurs de ces sujets.
Ce que l'on pouvait entendre d'autre était les émissions apolitiques. Et encore, Rochard, Darnel, Jean-Luc, et ceux du cinéma, parlaient eux aussi de politique, et traitaient eux aussi des sujets cités.
Mais même les Économistes traitaient plusieurs de ces sujets.
Ce que l'on pouvait entendre d'autre était les émissions apolitiques. Et encore, Rochard, Darnel, Jean-Luc, et ceux du cinéma, parlaient eux aussi de politique, et traitaient eux aussi des sujets cités.
On a besoin de nous.
Re: Annie fait de la résistance
Du temps de Ferré il y avait des émissions politiques qui posaient les pbs dans d'autres termes : Mallia, CR,...
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Re: Annie fait de la résistance
C'est tout à fait exact, et elles étaient très intéressantes.
Cela étant, ils traitaient eux aussi de ces sujets qui leur paraissaient bien réels, et ils n'étaient pas pour autant paranoïaques collectionneurs de vieilles lunes.
Cela étant, ils traitaient eux aussi de ces sujets qui leur paraissaient bien réels, et ils n'étaient pas pour autant paranoïaques collectionneurs de vieilles lunes.
On a besoin de nous.
Re: Annie fait de la résistance
Redoutable Vengeur, permettez moi de broder sur votre message principal (de 16h10):
voir plus loin
Entre la "France, suppôt de l'impérialisme", et la "France, hélas colonialiste".
N'oublions pas que tous les gens de droites sont cocus.
Les cocus de De Gaulle; ceux de Giscard; ceux de Chirac.
Ceux de Le Pen aussi.
Que Sarkozy le soit lui-même n'altère pas sa volonté de traiter ainsi ses électeurs.
Certains se refusent à reconnaître qu'ils le sont, d'où les diverses chapelles.
Jean Ferré citait volontiers Guillaume d'Orange: "Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer." Mais ça aide.
Etonnez-vous donc qu'il y en ait qui ne veulent pas admettre que HdL les s****?
Pour le reste, entièrement d'accord avec vous.
, comme le royalisme, le nationalisme, la démocratie, le catholicisme, le libéralisme, et ce qu'on appelait la morale.Quant à ceux que je n'ai pas nommés, ayant compris que vous les désignez comme constituant la catégorie des ressasseurs d'idéologies mortes,
ou sujets au délire paranoïaque, complètement déphasés,
voir plus loin
N'oublions pas que les "élites" françaises se repartirent entre les zélateurs de Moscou, travaillant pour l'avenir du Monde et le leur propre, et ceux de l'Occident, luttant pour la Liberté, le Droit et leur avenir. Ceux travaillant pour la France et ceux qui la constitue n'étaient que quantité négligeable. Et marginalisés.…il faut simplement regretter que ces personnes sont en fait des marginaux, qu'ils l'aient toujours été ou le soient seulement devenus quand ils ont décidé de parler de s'exprimer, d'informer, de convaincre.
Entre la "France, suppôt de l'impérialisme", et la "France, hélas colonialiste".
Il faut avoir un caractère à même de supporter la mise au ban, les insultes et la calomnie, lorsqu'on veut être libre en France.
Et cela, même supporté, laisse des séquelles. Cela aigrit, confine, révolte, marginalise, et rend donc d'autant plus suspect.
N'oublions pas que tous les gens de droites sont cocus.
Les cocus de De Gaulle; ceux de Giscard; ceux de Chirac.
Ceux de Le Pen aussi.
Que Sarkozy le soit lui-même n'altère pas sa volonté de traiter ainsi ses électeurs.
Certains se refusent à reconnaître qu'ils le sont, d'où les diverses chapelles.
Jean Ferré citait volontiers Guillaume d'Orange: "Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer." Mais ça aide.
Etonnez-vous donc qu'il y en ait qui ne veulent pas admettre que HdL les s****?
Pour le reste, entièrement d'accord avec vous.
Résonnablement vôtre.
Peau d'âne
Peau d'âne
Re: Annie fait de la résistance
Ce fil est très intéressant, à mes yeux (bien qu'il commence au sujet des pataquès d'une dérisoire dindonnne, dont on peut franchement se passer de causer des heures), car il est symptomatique de ce qu'il nous révèle, depuis un an d'Usurpation endivienne, de la crise dont serait, de toute façon, morte tôt ou tard la PED française.
Notez bien que je précise française, car il semble comme toujours, que ce soit dans notre beau pays que les "partis nationaux" ou "de droite nationale", ne faisant pas excetion à la règle générale, soient les derniers en Europe et au monde, à fonctionner sur un modèle de Souverainime renfermé, ou de national-stalinisme complètement sclérosé, aggravé d'un passéisme désasreusement doloriste et remarquablement improductif.
Ce qui n'est pas le cas ailleurs, où nombre d'entre eux ont dépassé leurs vieux tabous, mis au placard leurs vieilles rengaines, et sont, pour la plupart, entrés avec lucidité dans la nouvelle donne, dans l'esprit de pragmatisme ( que d'aucuns appellent : celui de la real-politik) qu'imposent désormais, inéluctablement, l'évolution du monde, de la politique internationale, et tout simplement : des mentalités.
Le nom de la crise qui secoue, via R.C. un tout petit milieu qui s'effare et s'interdit, est aisé à définir : c'est tout simplement ce qu'on appelle le retour du principe de réalité.
Radio (ex) Courtoisie, confinée désormais à la peau de chagrin intellectuelle, culturelle et politique où a réussi à le réduire HdL, est en train de nous montrer, grossis et caricaturés (mais souvent, la caricature exprime mieux, et plus efficacement ce qu'est la vérité des événements et des caractères humains) les traits qu'elle a toujours eus, et que, pour son malheur, elle a trop longtemps voulu garder, alors que tout changeait autour d'elle.
Il ne serait pas difficile de résumer, (n'en déplaise à ceux qui, contre les vents et marées de l'EVIDENCE, veulent garder la tête dans le sable, et croire que tout a toujours très bien marché dans un tout petit monde de pensée focalisée, et de raisonnement naphtalinisé), en quoi consiste ce que j'appelais plus haut : principe de réalité, en tant qu'il s'applique aux circonstances actuelles, et à ce qui est en train d'atteindre (mais est-ce un mal?) le point de rupture entre "anciens" et "modernes".
Au fond, ce que découvrent les derniers crispés psycho-rigides, ou simplement naïfs ou bêbêtes qui s'accrochent à la planche vermoulue et versent toutes les larmes de leur jérémiades, en geignant après "le Monde d'Hier" (comme aurait dit Zweig), c'est qu'ils ont toujours été trompés par des apparences, (mais, ce qui est grave pour eux : des apparences qu'ils ont pris un plaisir masochiste à construire), et qu'ils ont toujours été leurrés par des certitudes qu'ils ont pris soin d'entretenir à dessein, afin DE NE PAS VOIR.
Vingt ans durant (et outre les excellents moments qui, ne le nions pas, firent de R.C. le principal conservatoire d'une certaine qualité de réflexion, et d'une indispensable résistance intellectuelle et culturelle), ils auront pris pour argent comptant les salades qu'on leur aura servies, à propos d'émetteurs comme au sujet de l'importance dans le PAF et dans le panorama politique d'une radio périphérique, qui, tous comptes faits, n'a été qu'une niche parmi d'autres.
Car si on veut des compraisons d'autant plus désobligeantes qu'elles me paraissent refléter la situation réelle : R.C. fut finalement toujours aussi influente et représentative que pourrait l'être, au plan général de la société, l'Association des Amateurs de Pêche à la mouche du Bas Berry, ou l'Amicale des Collectionneurs de Boîtes de Camembert.
Ceux qui ont cru un moment que les 600 abonnés du LJdFC pourraient constituer une force susceptible de faire tomber le régime, que la "Révolution Bleue" en écharpe pourrait inquiéter le mastodonte technocratique, ou enfin que les pitoyables salons de thé à Bertchesgaden de la Brassié constituaient une vitrine des Lettres Françaises que le monde entier nous envie sont finalement des gens qui, avec des prétentions à se prendre pour le sel de la terre, se sont contentés de peu, se sont satisfaits de bien petites certitudes, et se sont gargarisés de bien médiocres illusions, terrés comme ceux qui ont peur de vivre et d'en découdre, dans un placard fermé de l'intérieur, où ils ont trouvé très agréable, pour tout confort intellectuel, de ressasser dans le noir les mêmes litanies ou antiennes.
Qu'un temps, peut-être, certaines choses aient eu, grâce à R.C., la chance d'être dites, - alors qu'elle n'eussent pu l'être nulle part ailleurs dans les médias -, on peut l'admettre... Encore qu'il soit très bien de les dire, mais qu'il eût peut-être du songer aux moyens de les diffuser plus largement... et de les rendre audibles au-delà des murs ouatés du cénacle ou de la coterie où on s'entre-congratule d'avoir les mêmes idées à partager (quelle étrange conception du "débat" et de la dialectique, entre nous soit dit!).
Or, c'est là que le bât a toujours blessé (et qu'à présent, il tue) : la PED (il faut bien l'appeler comme ça, et tant pis pour les grincheux qui ne se reconnaissent que trop dans cette dénomination qui stigmatise leur propre étroitesse) passe son temps à se contenter de "convaincre" des gens déjà acquis, et au fond, elle campe si bien sur son petit territoire, avec autour d'elle des stéréotypes immuables qui lui tiennent bien chaud pour l'hiver, qu'elle se perd de sa propre, et complaisante "ghettoïsation".
Elle s'enferme, et se dit prisonnière, elle se tend des verges pour battre sa coulpe avec délices et se dit persécutée, elle fait tout pour que nul n'entre, ni ne sorte de son Kamtchatka bien défendu, et se prétend incomprise.
En effet, vu sous cet angle, et bien vu par Victor (quoiqu'un peu rudement exprimé, mais c'est ça aussi le principe de réalité : ça fait mal, et ça ne se réfugie pas derrière les tartufferies "polies" ou "courtoises" pour dire que la maison brûle, que le bateau coule, que les Lemmings se noient... ou que les chiottes puent, parce qu'elles sont bouchées), NOUS NE SOMMES PAS PEDISTES.
Nous n'avons pas besoin de nous cacher derrière le petit doigt de nos défaites pour nous croire infaillibles ou vertueux. Nous avons la prétention (car nous aussi, nous en avons, mais plus modeste que celle des vieillards qui viennent nous expliquer qu'on doit les respecter parce qu'ils ont perdu la guerre) de regarder les choses en face, et de ne pas nous résoudre à l'intenable posture, qui consiste à donner des leçons de présent ou d'avenir avec la tête retournée à 180° en arrière.
On finira peut-être, en effet (l'OFFICINE a ses paradoxes et les préfère au prêt-à-penser sous vide, fût-il estampillé "de Droite") par remercier (!) l'ignoble et désolant personnage qui est en train de se charger de détruire R.C., - et on comprend que cela puisse (et doive) choquer ceux qui croyaient que tout serait toujours pareil, et qu'il ne faut jamais changer une équipe qui perd, ni revoir les ingrédients d'une recette qui ne réussit plus à faire monter le soufflé...
Mais c'est ainsi : qui dira que R.C., de toutes façons serait morte, et qu'il ne vaut pas mieux qu'on abrège ses souffrances?
Ce qu'il y a de meilleur, croyez-moi, trouve toujours à resservir. Ce qui doit disparaître (car c'est la loi, il faut que tout disparaisse, Frères Chrétiens relisez vos Psaumes et votre Ecclésiaste) suivra son destin, qui est d'avoir fait son temps.
Nous maintiendrons l'esprit, mais pour sauver ce qui mérite de l'être de l'âme de quelque chose, il faut parfois (souvent même) amputer le corps de ce qui le gangrène, ou de qui le nécrose.
Cela fera pleurnicher les tièdes et se désoler les ramollis. Tant pis pour eux.
Notez bien que je précise française, car il semble comme toujours, que ce soit dans notre beau pays que les "partis nationaux" ou "de droite nationale", ne faisant pas excetion à la règle générale, soient les derniers en Europe et au monde, à fonctionner sur un modèle de Souverainime renfermé, ou de national-stalinisme complètement sclérosé, aggravé d'un passéisme désasreusement doloriste et remarquablement improductif.
Ce qui n'est pas le cas ailleurs, où nombre d'entre eux ont dépassé leurs vieux tabous, mis au placard leurs vieilles rengaines, et sont, pour la plupart, entrés avec lucidité dans la nouvelle donne, dans l'esprit de pragmatisme ( que d'aucuns appellent : celui de la real-politik) qu'imposent désormais, inéluctablement, l'évolution du monde, de la politique internationale, et tout simplement : des mentalités.
Le nom de la crise qui secoue, via R.C. un tout petit milieu qui s'effare et s'interdit, est aisé à définir : c'est tout simplement ce qu'on appelle le retour du principe de réalité.
Radio (ex) Courtoisie, confinée désormais à la peau de chagrin intellectuelle, culturelle et politique où a réussi à le réduire HdL, est en train de nous montrer, grossis et caricaturés (mais souvent, la caricature exprime mieux, et plus efficacement ce qu'est la vérité des événements et des caractères humains) les traits qu'elle a toujours eus, et que, pour son malheur, elle a trop longtemps voulu garder, alors que tout changeait autour d'elle.
Il ne serait pas difficile de résumer, (n'en déplaise à ceux qui, contre les vents et marées de l'EVIDENCE, veulent garder la tête dans le sable, et croire que tout a toujours très bien marché dans un tout petit monde de pensée focalisée, et de raisonnement naphtalinisé), en quoi consiste ce que j'appelais plus haut : principe de réalité, en tant qu'il s'applique aux circonstances actuelles, et à ce qui est en train d'atteindre (mais est-ce un mal?) le point de rupture entre "anciens" et "modernes".
Au fond, ce que découvrent les derniers crispés psycho-rigides, ou simplement naïfs ou bêbêtes qui s'accrochent à la planche vermoulue et versent toutes les larmes de leur jérémiades, en geignant après "le Monde d'Hier" (comme aurait dit Zweig), c'est qu'ils ont toujours été trompés par des apparences, (mais, ce qui est grave pour eux : des apparences qu'ils ont pris un plaisir masochiste à construire), et qu'ils ont toujours été leurrés par des certitudes qu'ils ont pris soin d'entretenir à dessein, afin DE NE PAS VOIR.
Vingt ans durant (et outre les excellents moments qui, ne le nions pas, firent de R.C. le principal conservatoire d'une certaine qualité de réflexion, et d'une indispensable résistance intellectuelle et culturelle), ils auront pris pour argent comptant les salades qu'on leur aura servies, à propos d'émetteurs comme au sujet de l'importance dans le PAF et dans le panorama politique d'une radio périphérique, qui, tous comptes faits, n'a été qu'une niche parmi d'autres.
Car si on veut des compraisons d'autant plus désobligeantes qu'elles me paraissent refléter la situation réelle : R.C. fut finalement toujours aussi influente et représentative que pourrait l'être, au plan général de la société, l'Association des Amateurs de Pêche à la mouche du Bas Berry, ou l'Amicale des Collectionneurs de Boîtes de Camembert.
Ceux qui ont cru un moment que les 600 abonnés du LJdFC pourraient constituer une force susceptible de faire tomber le régime, que la "Révolution Bleue" en écharpe pourrait inquiéter le mastodonte technocratique, ou enfin que les pitoyables salons de thé à Bertchesgaden de la Brassié constituaient une vitrine des Lettres Françaises que le monde entier nous envie sont finalement des gens qui, avec des prétentions à se prendre pour le sel de la terre, se sont contentés de peu, se sont satisfaits de bien petites certitudes, et se sont gargarisés de bien médiocres illusions, terrés comme ceux qui ont peur de vivre et d'en découdre, dans un placard fermé de l'intérieur, où ils ont trouvé très agréable, pour tout confort intellectuel, de ressasser dans le noir les mêmes litanies ou antiennes.
Qu'un temps, peut-être, certaines choses aient eu, grâce à R.C., la chance d'être dites, - alors qu'elle n'eussent pu l'être nulle part ailleurs dans les médias -, on peut l'admettre... Encore qu'il soit très bien de les dire, mais qu'il eût peut-être du songer aux moyens de les diffuser plus largement... et de les rendre audibles au-delà des murs ouatés du cénacle ou de la coterie où on s'entre-congratule d'avoir les mêmes idées à partager (quelle étrange conception du "débat" et de la dialectique, entre nous soit dit!).
Or, c'est là que le bât a toujours blessé (et qu'à présent, il tue) : la PED (il faut bien l'appeler comme ça, et tant pis pour les grincheux qui ne se reconnaissent que trop dans cette dénomination qui stigmatise leur propre étroitesse) passe son temps à se contenter de "convaincre" des gens déjà acquis, et au fond, elle campe si bien sur son petit territoire, avec autour d'elle des stéréotypes immuables qui lui tiennent bien chaud pour l'hiver, qu'elle se perd de sa propre, et complaisante "ghettoïsation".
Elle s'enferme, et se dit prisonnière, elle se tend des verges pour battre sa coulpe avec délices et se dit persécutée, elle fait tout pour que nul n'entre, ni ne sorte de son Kamtchatka bien défendu, et se prétend incomprise.
En effet, vu sous cet angle, et bien vu par Victor (quoiqu'un peu rudement exprimé, mais c'est ça aussi le principe de réalité : ça fait mal, et ça ne se réfugie pas derrière les tartufferies "polies" ou "courtoises" pour dire que la maison brûle, que le bateau coule, que les Lemmings se noient... ou que les chiottes puent, parce qu'elles sont bouchées), NOUS NE SOMMES PAS PEDISTES.
Nous n'avons pas besoin de nous cacher derrière le petit doigt de nos défaites pour nous croire infaillibles ou vertueux. Nous avons la prétention (car nous aussi, nous en avons, mais plus modeste que celle des vieillards qui viennent nous expliquer qu'on doit les respecter parce qu'ils ont perdu la guerre) de regarder les choses en face, et de ne pas nous résoudre à l'intenable posture, qui consiste à donner des leçons de présent ou d'avenir avec la tête retournée à 180° en arrière.
On finira peut-être, en effet (l'OFFICINE a ses paradoxes et les préfère au prêt-à-penser sous vide, fût-il estampillé "de Droite") par remercier (!) l'ignoble et désolant personnage qui est en train de se charger de détruire R.C., - et on comprend que cela puisse (et doive) choquer ceux qui croyaient que tout serait toujours pareil, et qu'il ne faut jamais changer une équipe qui perd, ni revoir les ingrédients d'une recette qui ne réussit plus à faire monter le soufflé...
Mais c'est ainsi : qui dira que R.C., de toutes façons serait morte, et qu'il ne vaut pas mieux qu'on abrège ses souffrances?
Ce qu'il y a de meilleur, croyez-moi, trouve toujours à resservir. Ce qui doit disparaître (car c'est la loi, il faut que tout disparaisse, Frères Chrétiens relisez vos Psaumes et votre Ecclésiaste) suivra son destin, qui est d'avoir fait son temps.
Nous maintiendrons l'esprit, mais pour sauver ce qui mérite de l'être de l'âme de quelque chose, il faut parfois (souvent même) amputer le corps de ce qui le gangrène, ou de qui le nécrose.
Cela fera pleurnicher les tièdes et se désoler les ramollis. Tant pis pour eux.
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