Que penser de l'économiste Jean Tirole?

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Re: Que penser de l'économiste Jean Tirole?

Message par Uncle Toby le Lun 24 Sep 2007, 15:33

henri a écrit:
Uncle Toby a écrit: ...Si bien que quand on m'explique que les X font gagner de l'argent, moi je les verrais mieux faire autre chose. Evil or Very Mad


Euh, de la radio peut être ?


Ou du comique.

Involontaire.

Et de répétition.

Acharnée.
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Re: Que penser de l'économiste Jean Tirole?

Message par Uncle Toby le Lun 24 Sep 2007, 15:43

georges lane a écrit:
Uncle Toby fait implicitement référence à des modèles mathématiques financiers - "microéconomiques" -. Mais ces modèles milo ne sont que des bouées pour ceux qui ont l'infirmité de ne pas exercer leur libre examen ou leur libre arbitre noyé .
Ceux qui n'ont pas cette infirmité prennent en considération non pas les modèles, mais les informations qu'ils acquièrent par leurs efforts, pour prendre des décisions.
Et cela échappera perpétuellement aux mathématiciens et à leurs modèles, quel que soit le domaine mathématique qui ait été choisi arbitrairement et les sous-tende.

vivefl


Je ne comprends pas (mais vous allez m'expliquer, hein contentmauve ) pourquoi "micro" ?

À vrai dire je ne pensais pas micro ni autre chose. J'avais vaguement Fichte en tête — on n'est jamais philosophe, même de lointaine formation, impunément What a Face

À la réflexion, il est bien possible que ces modèles aveugles qui prétendent guider des sourds aient pu plus facilement faire illusion appliqués à la microéconomie.

Est-ce le cas ? (ce qui expliquerait mon idée, apparemment fausse, que ça marchait quand même vaguement dans certains domaines étroits et tant que les conditions dans lesquelles ces modèles mathématiques avaient été élaborés ne changeaient pas trop).
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Re: Que penser de l'économiste Jean Tirole?

Message par georges lane le Mar 25 Sep 2007, 13:35

Uncle toby a écrit :
Je ne comprends pas (mais vous allez m'expliquer, hein contentmauve ) pourquoi "micro" ?

C'est une question de méthode et une question d'hypothèses mathématiques qui distinguent, entre autres, la "microéconomie" et la "macroéconomie" dans la science économique, pour ne pas parler de l'économie politique. Et, aujourd'hui, les deux sont les plus évoquées dans le langage courant à l'opposé de la "praxéologie" qui est ignorée. colere

Pendant longtemps, les deux ont ignoré la "finance".
Dans la décennie 1950, la méthode mathématique de la microéconomie - "optimisation sous contraintes" -a été appliquée non pas à des choix de biens par le robot que serait l'être humain mdr , mais à ceux d'actifs de patrimoine par celui-ci : c'est l'apparition de la microéconomie financière.
La ligne de départ des modèles financiers était franchie. What a Face

vivefl

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Re: Que penser de l'économiste Jean Tirole?

Message par Rantanplan le Mar 25 Sep 2007, 15:28

Comme c'est à leurs frais qu'ils se trompent, les financiers apprennent bien vite à distinguer les développements mathématiques qui servent à quelque chose de ceux qui ne servent à rien : par exemple, ils savent très bien résoudre leurs problèmes de "risque moral", chers aux disciples d'Arrow, par le génie de leurs juristes dans le cadre de la liberté des contrats ; et ils ne parlent comme de problèmes permanents que de ceux que les hommes de l'état, justement, empêchent de résoudre par leurs usurpations : ceux que l'on doit à leur refus d'appliquer les disciplines du métier d'assureur (la Sécu), à leur garantie de certains prêts aux frais du contribuable et à l'irresponsabilité des dirigeants des banques centrales monopolistes
Le "risque moral" fait donc partie des concepts nés de l'économie mathématique qui faussent le raisonnement puisqu'ils ne naissent que de son incapacité à prendre en compte le rôle du droit --et de sa violation.
Il y a aussi toutes les conséquences du fait qu'il n' a pas de profit certain, qu'on peut mettre en forme mathématique dans la mesure où c'est de sommes d'argent qu'il s'agit, et puis il y a les filtres statistiques qui visent à repérer les corrélations méconnues, qui pourraient permettre de battre le marché et donc de gagner de l'argent, y compris en imaginant de nouveaux produits.
Les modèles mathématiques qui prétendent identifier des surévaluations ou des sous-évaluations systématiques n'en sont pas moins tout aussi suspects que les autres de méconnaître des faits --et surtout des risques-- pertinents. Bien des mauvaises surprises se produisent en finance parce qu'on n'a pas vu d'un écart de prix était la rémunération d'un risque, dont on ne s'aperçoit que lorsque celui-ci s'est réalisé. Ouille*


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Re: Que penser de l'économiste Jean Tirole?

Message par OCB le Mar 25 Sep 2007, 18:05

C'est parce que Nicole n'a pas voulu de vous ?
http://www.fiquam.polytechnique.fr/finance.html

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Re: Que penser de l'économiste Jean Tirole?

Message par Rantanplan le Mar 25 Sep 2007, 18:11

Une photo !
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Re: Que penser de l'économiste Jean Tirole?

Message par OCB le Mar 25 Sep 2007, 18:19


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Re: Que penser de l'économiste Jean Tirole?

Message par Rantanplan le Mar 25 Sep 2007, 18:41

Alors, non. pfff


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Re: Que penser de l'économiste Jean Tirole?

Message par georges lane le Mar 25 Sep 2007, 19:36

Rantanplan a écrit :
Le "risque moral" fait donc partie des concepts nés de l'économie mathématique qui faussent le raisonnement puisqu'ils ne naissent que de son incapacité à prendre en compte le rôle du droit.

J'ajouterai qu'ils le faussent tellement qu'en ce qui concerne l'expression "risque moral", mauvaise traduction de "moral hazard", elle est devenue "aléa moral" What a Face ! Ses créateurs ont donc eu un éclair de bon sens, mais insuffisant. wink

Etant donnée leur inculture en matière d'histoire de la pensée, leurs initiateurs ne savent pas que le phénomène sur quoi ils mettent le doigt avec cette dernière expression a été décrite avec exactitude par Bastiat (1850) à partir de sa cause, à savoir la réglementation des hommes de l'Etat. Bastiat dénomme le phénomène "déplacement de la responsabilité" : la réglementation déplace la responsabilité des parties contractantes app .

Autres concepts nés de l'économie mathématique qui défient le bon sens des économistes et permettent de faire joujou avec des modèles ou d'en créer d'autres : l'asymétrie d'information et l'anti-choix (en anglais, adverse selection).

Plus grave : ils ouvrent la voie à l'intervention des hommes de l'Etat. Je vous renvoie à Embarassed mon texte sur l'imposture dirigiste !

respect

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Re: Que penser de l'économiste Jean Tirole?

Message par Rantanplan le Mar 25 Sep 2007, 21:18

Bastiat dénomme le phénomène "déplacement de la responsabilité" : la réglementation déplace la responsabilité des parties contractantes
Il vaut mieux parler d'"irresponsabilité institutionnelle" : parce que l'étatisme ne déplace pas la responsabilité, il la détruit.
En effet,

  • la responsabilité ne consiste pas à subir les conséquences d'une décision, mais celles d'une décision qu'on a prise. Et l'usurpation du pouvoir social par les hommes de l'état prive ses victimes du pouvoir de prendre les décisions dont ils subiront les conséquences, de même qu'elle place ce pouvoir entre les mains de gens qui leur échapperont presque complètement : la responsabilité est donc bien détruite, au départ comme à l'arrivée.
  • En outre cette usurpation est le fait des hommes de l'état, et elle est permanente : c'est ce qu'on rappelle en parlant d'irresponsabilité institutionnelle.

La contribution de Ludwig von Mises au débat rejoignait le point de vue de Jacques Rueff (j'ai rajouté les italiques) :


    Bemerkungen über die mathematische Behandlung nationalökonomischer Probleme.
    Von LUDWIG VON MISES.
    Quelle: Studium Generale. Berlin-Goettingen-Heidelberg: Springer Verlag. 6:11 (Dezember 1953) S. 662-65; PDF-Version:
    www.mises.de


    Vorbemerkung.

    Es ist nicht möglich, das Problem der mathematischen Behandlung nationalökonomischer Probleme im Rahmen eines kurzen Aufsatzes erschöpfend zu untersuchen. Grundsätzliche Fragen der Erkenntnistheorie und Wissenschaftslehre müßten da aufgeworfen werden, die man nicht in wenigen Sätzen abtun kann. So sollen denn im folgenden nur einige Punkte herausgegriffen und aphoristisch erörtert werden. Im übrigen aber muß auf die Schriften von Cairnes, Böhm-Bawerk, Čuhel, Rickert und Max Weber und auf des Verfassers eigene Arbeiten verwiesen werden [1].


    Das Problem der Messung.

    Der Wahlspruch der Econometric Society ist der positivistische Satz: "Science is Measurement". Die Gesellschaft will an die Stelle der vermeintlich unexakten erklärenden oder logischen Nationalökonomie, die die Positivisten als „literarische“ Nationalökonomie verhöhnen, exakte mathematische Nationalökonomie setzen.
    Was messen die Herren?


    Im siebenten Bande der "Econometrica", der Zeitschrift der Gesellschaft, sagt Senator (vormals Professor) Paul H. Douglas von dem Buch des früh verstorbenen Henry Schultz, "The Theory and Measurement of Demand":

    „a work as necessary to help make economics a more or less exact science as was the determination of atomic weights for the development of chemistry” [2].

    Schlagen wir das Werk von Schultz auf, so finden wir, daß seine Untersuchungen sich nicht auf irgendeine Ware im allgemeinen, sondern auf die Gestaltung der Preise und des Angebotes bestimmter Waren innerhalb eines geographischen Gebiets in einem genau umgrenzten Zeitabschnitt der Vergangenheit beziehen.

    Er spricht, z. B., nicht von Kartoffeln im allgemeinen, sondern von Kartoffeln "in den Vereinigten Staaten von 1875 bis 1929". Sein Buch ist ein Beitrag zur Wirtschaftsgeschichte, eine Feststellung, der auch die zustimmen können, die seine Behandlung des Gegenstandes als durchaus verfehlt und unbrauchbar ansehen.

    Es gab einst in der Nationalökonomie eine Auffassung, die für einen einzigen Fall eine feste Beziehung zwischen Angebot und Preis behauptet hat. Man glaubte, daß die Kaufkraft der Geldeinheit umgekehrt proportional sei zur Geldmenge.

    Abgesehen von dieser längst gründlich widerlegten und aufgegebenen Lehre hat niemand je zu behaupten gewagt, daß das Verhältnis von Angebot und Preis für irgendeine Ware unveränderlich sei. Alles, was über Warenmengen und Preise auf Grund statistischer Erfahrung gefunden werden kann, ist Datum der Wirtschaftsgeschichte.

    Statistik ist [bloß] eine der Methoden, deren sich die Wirtschaftsgeschichte bedienen kann.
    Es wird von Laien oft behauptet, daß man mit Statistik alles beweisen kann. Richtig ist, daß statistische Erfahrung auf dem Gebiete menschlichen Handelns nichts beweisen kann in dem Sinne, in dem die Naturwissenschaften im mundanen Sprachgebrauch von Beweisen sprechen. Historische Erfahrung, die notwendigerweise immer Erfahrung komplexer Tatbestände ist, kann nicht zur Aufstellung theoretischer Sätze führen. Sie muß an der Hand allgemeiner Sätze, die unabhängig von historischer Erfahrung gewonnen wurden, gedeutet und erläutert werden.

    Gegenstand der Nationalökonomie sind nicht Kartoffeln, Hemden und Rasierklingen, sondern menschliches Handeln. Handeln wird von Werturteilen geleitet. Das Werturteil mißt nicht, es skaliert. Es sagt nicht: A ist gleich B. Es sagt: Ich ziehe A dem B vor. Nur aus solchem Vorziehen geht Handeln hervor. Wenn das Werturteil A als gleichwertig mit B erachtet, kommt es zu keinem Handeln. Produktion und Tausch sind nicht das Ergebnis von Wertgleichheit, sondern von Wertverschiedenheit.

    Es gibt daher im Gebiete des Handelns keine Maßeinheit und kein Messen. Preise werden nicht in Geld gemessen; sie bestehen in Geld.

    Sobald man in eine das Handeln betreffende Überlegung ein konkretes Datum, etwa den in Geld ausgedrückten Preis einer Ware, einführt, verläßt man das Gebiet der Nationalökonomie und begibt sich auf das Gebiet der Wirtschaftsgeschichte, sei es auch nur die Geschichte des jüngst verflossenen Augenblicks. Alles, was zahlenmäßig über Preise der Zukunft ausgesagt werden kann, ist spekulativ. Man kann richtig oder falsch spekulieren. Man kann aber nie im voraus sicher sein, daß man richtig spekuliert.

    Der Positivismus macht keinen Unterschied zwischen den Naturwissenschaften und den Wissenschaften vom menschlichen Handeln. Wie die Chemie von der Stufe nur qualitativer Erkenntnis zu der quantitativer Erkenntnis fortgeschritten ist, so müsse auch die Nationalökonomie von der qualitativen Behandlung der Probleme zu quantitativer Behandlung übergehen. Der Positivist sieht nicht, daß es im menschlichen Handeln keine Konstanten gibt und daß sein Postulat daher unerfüllbar ist.

    Die Lehre von den Entscheidungen.

    Eine täglich wachsende Zahl von Büchern und Aufsätzen der mathematischen Richtung befaßt sich mit den Entscheidungen, die Einzelpersonen und Firmen im Zuge ihrer Geschäftsführung treffen. Sieht man näher zu, dann erkennt man, daß es sich dabei um Algebraisierung und Verallgemeinerung jener Gedankengänge handelt, die in Handelsschulen unter dem Namen Kaufmännisches Rechnen gelehrt werden und die seit altersher von Kaufleuten, die keine derartige Schule besucht haben, angewendet wurden.

    Die Verfasser dieser Schriften behaupten, daß ihre Forschungen von hohem Wert für die kaufmännische Praxis im kapitalistischen Gemeinwesen und für die Geschäftsführung im sozialistischen Staate wären. Sie werfen nie die Frage auf, warum die „Praktiker“ ihren Forschungen keinerlei Beachtung schenken.

    Die Wahrheit ist, daß diese gelehrten Abhandlungen dem Kaufmann nur einen Rat erteilen: zu kaufen, wenn er erwartet, daß die Preise steigen werden, und zu verkaufen, wenn er erwartet, daß die Preise fallen werden. Alles übrige, was sie bringen, ist belanglos. Es ist
    müßig, dickleibige Bände über die optimale Größe der Lagerhaltung zu veröffentlichen. Die Entscheidung darüber hängt von den Plänen der Unternehmer ab, die durchaus von ihrer Beurteilung der künftigen Gestaltung der Dinge bestimmt werden. Alle Entscheidungen im Geschäftsleben sowohl als auch im Leben der einzelnen und dem der Staaten rechnen mit einer bestimmten Gestaltung zukünftiger Verhältnisse und erweisen sich als Fehlspekulationen, wenn es
    anders kommt.
    Das gilt auch von der Geschäftsführung des Generaldirektors eines sozialistischen Gemeinwesens. Auch er müßte, wenn er rechnen könnte, nicht anders rechnen als der vom Gewinnstreben geleitete Kaufmann [2]. Die Tatsache, daß er nicht rechnen kann, gehört in einen anderen Problemkreis.

    Wie Marx und allen Sozialisten fehlt den mathematischen Nationalökonomen die Erkenntnis, daß menschliches Handeln mit
    künftigen Verhältnissen zu tun hat, über die nichts Sicheres bekannt ist. Wenn man von der Unbestimmtheit der künftigen Dinge absieht, kann man freilich großartige mathematische Kartenhäuser bauen.
    Es ist ein stillschweigendes Übereinkommen zwischen allen mathematischen Nationalökonomen, die vielen Widersprüche in den ihren Studien zugrundeliegenden Annahmen nicht aufzudecken.
    Denn folgerichtig läßt sich der Gedanke eines menschlichen Handelns, dem die Zukunft bekannt ist, nicht durchdenken. Leben in einer Umwelt von Menschen, für die das Morgen nichts Unbekanntes birgt, wäre so verschieden von dem Leben, das wir kennen, daß alle Phantasie nicht ausreicht, sich davon eine Vorstellung zu machen. Wäre es überhaupt noch Leben in unserem Sinn?

    Der Bericht der höchsten Autorität in Sachen mathematischer Nationalökonomie, der Cowles-Commission, für die Zeit vom 1. Januar 1948 bis 30. Juni 1949 versucht eine lahme Verteidigung der mathematischen Methode. Der Bericht kann nicht bestreiten, daß
    es in der Wirklichkeit keine "behavior constants" gibt. Er klammert sich jedoch an die Behauptung, daß seine Methode lediglich unterstellt, daß die benutzten numerischen Werte

    „remain reasonably constant through a period of years“ [3].

    Ob diese Hypothese der Wirklichkeit entspricht, kann doch wohl nur nachhinein, das heißt durch historische Erfahrung, erkannt werden. Damit aber werden alle Voraussetzungen der mathematischen Nationalökonomen hinfällig. Ihre Methode entpuppt sich als eine Methode der Bearbeitung wirtschaftsgeschichtlicher Daten. Die vielgerühmten Gleichungen sind, soweit sie die Zukunft betreffen, Gleichungen mit lauter unbekannten Größen.




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Re: Que penser de l'économiste Jean Tirole?

Message par Rantanplan le Mar 25 Sep 2007, 21:21

    Die Gleichungen.

    Im Denken der modernen Nationalökonomie kommt dem Gedankenbild der gleichmäßigen Wirtschaft (statischen Wirtschaft oder im Gleichgewichtszustand befindlichen Wirtschaft) hervorragende Bedeutung zu.

    Im Bilde dieser gedanklichen Konstruktion werden immer wieder dieselben Produktionsprozesse in der Weise unternommen, daß die Güter höherer Güterordnungen diese Prozesse stetig in sich regelmäßig wiederholender Gleichheit der Art und Menge durchlaufen, bis sie schließlich als Genußgüter in die Hand der Verbraucher gelangen und verbraucht werden.

    In diesem System wird der Ruhezustand des Marktes immer wieder in der gleichen Weise gestört und immer wieder neu in der gleichen Weise wiederhergestellt. Alle Daten, auch die der den Ruhezustand störenden Faktoren, sind unverändert, und so bleiben auch die Preise aller Güter und Dienstleistungen unverändert.

    In der Welt des wirklichen menschlichen Handelns, im Leben leibhaftiger Menschen, kann es niemals einen Zustand geben, der dem Gedankenbild der gleichmäßigen Wirtschaft entspricht.

    Doch gerade um die Veränderung der Daten und die ungleichmäßige Bewegung der wirklichen Wirtschaft zu begreifen, muß man ihnen gedanklich die Abwesenheit von Datenänderung und ihrer Folgen gegenüberstellen. Obwohl das folgerichtige Durchdenken dieses Gedankenbildes zu unlösbaren Widersprüchen führt, darf man und muß man sich seiner bedenkenlos bedienen, wenn man sich nur stets vor Augen hält, daß es keinem anderen Zweck dient als dem, die Probleme der Unternehmungstätigkeit und des Unternehmergewinns und Unternehmerverlustes klarzustellen. Wir gehen von einem hypothetischen unrealisierbaren Zustand der Abwesenheit
    jeder Veränderung der die Preisgestaltung bestimmenden Faktoren aus, nehmen dann an, daß die Veränderung eines dieser Faktoren allein diesen Zustand stört, und prüfen die Wirkungen dieser einen Veränderung bis zu dem Augenblicke, da sich ein neuer Zustand der Abwesenheit von Veränderung eingestellt hat.

    Der Naturforscher ist darauf bedacht, im Laboratoriumsversuch die Folgen der Veränderung eines einzelnen Elements isoliert zu beobachten.
    In den Wissenschaften vom menschlichen Handeln ist solches Experimentieren nicht möglich. Seine Stelle vertritt die Methode der Gedankenbilder, die eben nichts anderes darstellt als Untersuchung der Wirkungen, die die Änderung eines einzelnen Faktors "ceteris paribus" hervorbringt.

    Man hat nun die Lage der Dinge in der gleichmäßigen Wirtschaft metaphorisch unter Verwendung eines der klassischen Mechanik entlehnten Ausdrucks den Gleichgewichtszustand benannt. Es ist möglich, diese Lage durch ein System simultaner Differentialgleichungen zu beschreiben.
    Die Aufstellung solcher Gleichungen bildet das Um und Auf dessen, was die mathematische Nationalökonomie leistet.
    Die Aufstellung dieser Gleichungen erweitert jedoch unsere Erkenntnis in keiner Weise. Was die erklärende oder logische Nationalökonomie in Worten sagt und was auch die mathematische Nationalökonomie in Worten sagen muß, ehe sie an den Ansatz der Gleichungen schreiten kann, wird in mathematischen Symbolen dargestellt.

    Doch diese Gleichungen der Nationalökonomie sind sowohl in ihrer praktischen Verwendbarkeit als auch in ihrem Erkenntniswert von den Gleichungen der Mechanik "toto coelo" verschieden.
    In die Gleichungen der Mechanik kann man Konstanten, die mit ziemlicher Genauigkeit im Versuch empirisch gefunden wurden, einsetzen. Man kann auf diese Weise aus gegebenen Daten unbekannte Größen mit für die Technologie hinreichender Genauigkeit ermitteln.
    Auf dem Gebiete menschlichen Handelns gibt es keine derartigen Konstanten. Die Gleichungen der mathematischen Nationalökonomie sind daher praktisch nutzlos.
    Sie sind aber auch für die Erkenntnis wertlos. Die Gleichungen der Mechanik beschreiben die Bewegung in jedem ihrer Punkte, den Weg, den ihre Elemente zurücklegen, und ihre Lage in jedem Augenblicke. Die Gleichungen der Nationalökonomie beschreiben lediglich einen gedachten Zustand, der von dem wirklichen Zustand verschieden ist und niemals verwirklicht werden wird.
    Sie sagen nichts aus über die Handlungen der Wirtschafter, die unter der unrealisierbaren Voraussetzung, daß keine weiteren Datenänderungen hinzutreten, zu diesem Gleichgewichtszustand führen müßten.
    Man könnte mathematisch allenfalls zeigen, wie sich ein vom Gleichgewichtszustand verschiedener Zustand wandeln müßte, um das Gleichgewicht zu erreichen.
    Doch eine solche Darstellung eines mathematischen Prozesses ist keine begriffliche Abbildung oder Entsprechung des Prozesses, durch den die nicht im Gleichgewicht befindliche Wirtschaft sich in der Richtung bewegt, die schließlich, d. h., wenn keine weiteren Datenänderungen auftreten, zum Gleichgewicht führen müßte. Sie sagt nichts über das Handeln aus, das diesen Prozeß bildet.

    Die Katallaktik hat zu zeigen, wie aus dem Handeln der Wirtschafter die Marktpreise hervorgehen. Die mathematische Nationalökonomie erschöpft sich darin, einen hypothetischen Zustand zu beschreiben, in dem nicht mehr gehandelt werden würde.

    Die Mode der Analogien.

    Carl Menger hat einmal erklärt, daß es kein besseres Mittel gebe, eine verfehlte Dankrichtung ad absurdum zu führen, als sie sich voll ausleben zu lassen. Die mathematische Schule der Nationalökonomie ist auf diesem Wege. Beträchtliche Geldmittel stehen ihr zu Gebote. Sie verfügt über eine große Anzahl von Zeitschriften in allen Kultursprachen, sie veranstaltet Kongresse und Konferenzen und wird an den meisten Hochschulen als die einzig wahre Methode der Nationalökonomie gelehrt. Sie erfreut sich auch besonderer Förderung von Seiten vieler Regierungen und der UNESCO.
    Doch alles Lob, das die Vertreter der Schule einander wechselweise spenden, wird auf die Dauer die Tatsache nicht verhüllen können, daß diese Geschäftigkeit in eine Sackgasse führt. In dem Augenblick, in dem ein kritischer Kopf in einem Buch die Frage nach den Ergebnissen der mathematischen Methode aufwerfen wird, wird der Spuk gebannt sein.
    Kein Vertreter der mathematischen Schule hat es bisher der Mühe wert erachtet, der vernichtenden Kritik, die ihre Methode gefunden hat, mit sachlichen Argumenten entgegenzutreten. Man glaubt, daß es genug sei, auf das Vorbild der Naturwissenschaften hinzuweisen. Wer das positivistische Dogma ablehnt, wird als Metaphysiker und als Anhänger der

    „idealistic philosophies of history, especially of the modern German variety“ [4]

    gebrandmarkt.
    Sich mit solchem vorwissenschaftlichen und unwissenschaftlichen Zeug abzugeben, ist natürlich unter der Würde eines Positivisten.

    Im dritten Viertel des neunzehnten Jahrhunderts war die biologische Analogie sehr beliebt bei positivistischen Nationalökonomen und Biologen. Damals schrieben ernste Männer Abhandlungen über solche Fragen wie die, was denn im „gesellschaftlichen Körper“ die Interzellularsubstanz sei. Niemand bestreitet mehr, daß diese organizistischen Arbeiten von Spencer, Schäffle und Lilienfeld bedeutungslose Wortspielereien waren. Die Mode hat gewechselt. Heute bevorzugt man die mechanische Analogie. Doch auch diese Mode wird vergehen, ohne eine Spur zu hinterlassen.


    Fußnoten

    1 Auch einen hervorragenden Mathematiker darf man in diesem Zusammenhang nennen, Paul Painlevé. Siehe seine Vorrede zu der 1909 in Paris veröffentlichten französischen Übersetzung von William Stanley Jevons, "Theory of Political Economy".

    2 Seite 105.

    3 Seite 7.

    4 Vgl. Sigmar von Fersen im Artikel "Philosophy of History in Runes", 'The Dictionary of Philosophy', New York 1942.


Foilà enfin gui est szientifique !!!


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Re: Que penser de l'économiste Jean Tirole?

Message par Guinevere le Mar 25 Sep 2007, 21:46

Vous ne pourriez pas aussi rajouter la traduction ? ne serait-ce qu'un lien ?
Pour ceux qui ne sont pas germanophones ou pas assez pour avoir envie de lire un tel pavé avec le dictionnaire à portée de main...
"Une des règles du bonheur universel est la suivante : toujours se méfier des accessoires censés simplifier la vie qui pèsent moins lourd que leur manuel d'utilisation." (Terry Pratchett)

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Re: Que penser de l'économiste Jean Tirole?

Message par fortune de mer le Mar 25 Sep 2007, 23:10

Ach! sehr geehrte Guinevere, so schrecklich...

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Re: Que penser de l'économiste Jean Tirole?

Message par Victor le chacal le Mer 26 Sep 2007, 01:26

OCB a écrit:C'est parce que Nicole n'a pas voulu de vous ?

Réponds à mes questions, capon, avant de faire de l'esprit.
Nous maintiendrons - Membre revendiqué de l'OFFICINE - La doc du FL

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Re: Que penser de l'économiste Jean Tirole?

Message par georges lane le Mer 26 Sep 2007, 14:37

Rantanplan a écrit :
Il vaut mieux parler d'"irresponsabilité institutionnelle" : parce que l'étatisme ne déplace pas la responsabilité, il la détruit.

Très juste. app

Pour compléter Bastiat, je pense qu'il faut donc écrire que la règlementation du contrat "déplace la responsabilité" des parties contractantes et la fait passer aux institutions, lesquelles ne sauraient être responsables de quoi que ce soit pour les raisons avancées par Mises. What a Face

Il y a "évanouissement" ou "anéantissement" - pour ne pas écrire "destruction" - de la responsabilité individuelle, la seule qui existe dans la réalité car seul un individu possède une raison et car ne saurait exister une raison collective.

Pour résumer cela et seulement pour résumer, et pour en revenir à Jean Tirole, il me semble qu'on pourrait construire un modèle topologique, géométrique ou autre, - par opposition à modèle non topologique - qui ferait passer du contrat convenu entre personnes responsables au néant chapeauté par l'irresponsablité du législateur ironic .

Le néant chapeauté par l'irresponsabilité du législateur ou du réglementeur a été évoqué implicitement par Rueff au début de la décennie 1970, à l'occasion de la création d'une prétendue monnaie internationale, les DTS ("droits de tirages spéciaux" des pays membres du Fonds monétaire international - FMI - sur icelui).
Notre Jacques qualifiait ces "DTS" de "néant habillé en monnaie" app

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